Ô Mère, matrice originelle, cancer mammaire, j’invoque ici ta fibre engorgée, ton principe vital, j’en appelle à ton dessein violenté, ton essence première… Viens en moi, cambre ton image, sombre dans mes naufrages, investis moi et protège mon antre.
Ô Mère, par le souffle de ton haleine putride, renais de ton lit de mort, rentre tes crocs et laisse fuir au dehors ton regard suintant. Perverse Ève, suis la voie des dunes, le sens du sable ! Crains ma folie avorteuse. Subis mon trouble aseptique. Envahis l’espèce et enfante des monstres de l’oubli.
Ô Mère, vibration chronique, vicieuse chromatique, par les vipères de tes entrailles, lève tes parois, rehausse ton visage meurtri et crache sur ton reflet. Baise ta propre genèse. Ecarquille tes doigts. Tends les poings vers mes creux que je puisse saigner, que je puisse souffrir.
Ô Mère, momie féconde, vénus vagabonde, tu gémis, mal en vie. Marée d’ébène, tes bras trop longs étranglent ma soif. Statue de fiel, gonflée d’ardeur artérielle et d’amour circonstanciel, tu gis dans mes veines. Mon corps escarpé renie ta source pernicieuse.
Que règne ton viol amer ! Meurs en moi que je devienne toi…


oh souffle court.
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Je pense à Vipère au poing, là comme ça.
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Il est des jours où la porcelaine froide d’un bidet, où le visage semi écrasé d’un homme ivre sur celle ci,,, semble une bien douce mort,,,
Les cons !
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STABAT Mater dolorosa
iuxta Crucem lacrimosa,
dum pendebat Filius…
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saisissant, Emmeline-au-si-joli-blog ! Suzy m’avait dit d’y aller voir, mais je ne m’attendais pas à cette violence-là ! Troublant, encore + pour moi qui aime ma mère d’un amour dément et infini et qui pleure déjà sa mort alors qu’elle n’est même pas (encore) malade !! Lis peut-être La Dernière leçon, de N Châtelet, une mère qui se suicide (vieille) pr ne + emmerder ses enfants… 😉
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Kafka avait sa « lettre au père »
Milady a répondu à sa mère
c’est littéralement époustouflant
si violent
si humain
si touchant
si milady au fond
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