
Milady Renoir
(alias artistique d’un autre nom pas avisé ici)
animatrice / formatrice d’/ en ateliers d’écriture
relectrice de projets d’écriture
coordinatrice d’asbl, de réseaux et de forums
performeuse, poétesse
mère, « militante » auprès de la lutte des personnes sans papiers,
co-porteuse de projets politiques au service de cette lutte (Y EN A MARRE!!! / Exil.s & Création.s / ShuHaDa)
Cinquantenaire, Rabat-Joie et autres troubles de l’Amour Révolutionnaire.
Coordonner, Organiser,
Soutenir, Co-construire.
J’ai, dès l’âge de 14 ans, soutenu les activités commerçantes (bar-brasserie, librairie journaux, chasse, pêche, traditions) de ma famille gaulliste, optant pour une mécanique de la répartie anti-sexiste et anti-raciste en terrains sociaux de banlieue est.
A Londres entre 1995 et 2000, je découvre les ‘joies’ de la débrouille (de gouvernante d’hôtel particulier à cheffe de rang dans un restaurant gastronomique, de commerciale séniore dans une chaîne d’hôtels de luxe (Le Méridien) à gérante de bars) et de la dynamique libérale anglo-saxonne qui propulse les gens du rooftop à la rue, dans laquelle j’errerais quelques mois.
Arrivée à Bruxelles, après une année à organiser des évènements pour des « grosses » boîtes dans un hôtel 5*, je continue l’organisation d’évènements et de formations au sein des institutions européennes (de gestionnaire d’un système d’alerte de produits dangereux sur le marché européen à organisatrice d’échanges d’expert·es pour/dans les (ex-)pays candidats à l’UE). Ces secteurs d’activités m’ont apporté une adaptabilité viscérale à des milieux professionnels éloignés de mes désirs fonciers, m’ont néanmoins appris à appréhender des enjeux d’organisations très disparates en plus que de réaliser les écarts entre promesse politique des institutions et réalités.
Depuis plus d’une vingtaine d’années, je participe à l’aventure d’associations reliées à la littérature (Passa Porta, Maison du Livre, nombreuses bibliothèques, Centre Georges Pompidou, Littérature, etc., …), à la poésie (Midis de la Poésie, Editions Maelström, …) en organisant des évènements, des ateliers, des rencontres d’auteur.trice.s, ou en participant à la réflexion de ces lieux en étant membre d’assemblée générale ou de conseils d’administration, des comité de programmation et d’organisation des évènements. Je suis aussi sollicitée pour animer / modérer des rencontres littéraires, des scènes slam – spoken word ainsi que poétiser quelques scènes avec mes textes dans plusieurs territoires (Belgique, France, Luxembourg, Ayiti, Royaume-Uni, Suisse, République Démocratique du Congo, Luxembourg, …).
Ma pratique familière et favorite est la mise en mots et en œuvre de propositions d’évènements reliés à l’écriture, ses rituels, la lecture ainsi que l’oralité qui les traversent (Nuit de la Poésie, masterclasses d’auteur.trice.s, soirées Slam, Poésie Sonore, …).
En 2002, les ateliers d’écriture arrivent dans ma vie comme une consolation de ne pas prendre le temps d’écrire seule. J’entame une formation sur le tard et le tas auprès d’animatrices du Réseau Kalame. 7 années de réfléxions et de CoorDirection du Réseau Kalame, réseau professionnel des animateur.trice.s d’ateliers d’écriture me mènent jusqu’en 2017. J’y deviens derechef la rédac’ cheffe de Parenthèse, la revue professionnelle des animateurices d’ateliers d’écriture en Belgique francophone.
Je coordonne pendant quelques années des projets longs d’écritures en écoles secondaires (projet HipHop avec MakyZard (rappeur) & Vincent Tholomé (Noise Poet), projet opéra la Robe Rouge, …)


En parallèle, je rencontre le collectif de la Voix des Sans papiers (VSP) de Bruxelles en 2015 et engage mon temps et mes compétences d’écritures au service de plaidoyers pour le collectif.
En 2017 encore, j’entame une recherche action en Education Permanente auprès de l’asbl CFS – Université Populaire de Saint Gilles avec la question de recherche sur les outils médiatiques et mémoriels de transmission de lutte des personnes Sans Papiers par elles et pour elles. J’ai soutenu la création du Bureau d’étude des sans papiers (BESP) et des cahiers de revendications et recommandations en amont des élections belges de 2018. Mes alliances avec les camarades de cette lutte ne me quittent plus, de nombreux projets de réflexion éthique et politique naissent déjà et encore depuis mon croisement entre arts, formations et lutte.
La direction professionnelle plus ou moins assumée vers l’Education Permanente (EP) est un nouveau cap vers des pratiques et un secteur d’activités plus proche peut-être de mes convictions socio-politiques de la culture et des valorisations des savoirs d’expérience des personnes précarisées voire discriminées. Je rejoins l’équipe du Labo d’EcritureS du CESEP en 2024 en tant que formatrice à l’animation d’ateliers d’écriture (héritage du Réseau Kalame) et animatrice de compagnonnage des personnes sans papiers vers des formations qualifiantes.
Ce poste (mi-temps) permet aux temps de travail invisibilisé d’émerger dans une institution, d’y insinuer (peut-être) quelque brèche face aux mécanismes de relégation des personnes sans papiers dans les associations socio-culturelles, EP et autres champs.
Ecrire, faire écrire, s’écrire,
former, se former,
accompagner des projets, …
Dès 2001, j’use de l’écriture comme base de réflexion et d’introspection sociale, politique, artistique et le secteur de l’écriture est depuis 2004 ma sphère professionnelle. Le faire-écrire arrive en 2003. Des ateliers d’écriture (AE) que j’anime, des ateliers d’écriture auxquels je participe, des formations que le Réseau Kalame (réseau professionnel d’animateur.trice.s d’AE) propose et auxquelles j’adapte mes pratiques et ma déontologie professionnelle sont ma base professionnelle depuis (…) ans. J’anime des ateliers d’écriture, de mise en voix, de mouvement auprès de personnes de complexités multiples, autant dans les milieux scolaires, carcéraux, socialement précarisés qu’auprès de personnes aguerries dans des démarches artistiques, militantes.
Depuis 2010, j’accompagne des travaux d’écriture (projets littéraires, récits de vie, articles, chartes, …) m’appuyant sur une pratique assidue de lecture, d’écriture personnelle et de décorticage de mécanismes narratifs et structurels (aussi pendant 3 ans au sein de CLéA (Cie de Lecteurs et d’Auteurs) et les ateliers Pré-textes & Sous-titres, …).

J’écris des articles pour des revues qui questionnement le champ socio-culturel et artistique (Espace de Libertés (CAL), Dissonances, Citrus, Axelle, Papier Machine, Secouez-vous les idées (CESEP), Culture & Démocratie, Tumultes, TraCeS,…).
Ce ‘résumé’ est volontairement sur-écrit afin de rendre compte de mon parcours par les désirs et les hasards qui jonchent mon parcours professionnel et forcément personnel.
- J’habite (…) Schaerbeek (1030 – Bruxelles)
- Mes coordonnées sont : miladyrenoirmiladyrenoir @ gmail . com
- Je grandis auprès d’un enfant né en 2008.
- J’ai le permis B, n’ai pas de voiture
- Je suis habituée aux logiciels de traitement de textes et images (Canva), et en gestion de sites (WordPress, Blogs, Joomla, Spip, …)
D’août 2018 à 2022, je travaille temps plein au sein d’une bibliothèque publique à Bruxelles, en tant qu’animatrice en communication et expositions. La direction « paroissiale » réactionnaire de ce lieu me pousse à quitter un lieu dédié à la lecture et l’écriture. J’ai aussi pendant la période COVID été reconnue statutaire invalide « invisible ».
Ce qui n’empêche pas mon quodidien de cumuler les projets art & politique, les ateliers d’écriture, entre petits comités et collectifs captifs et autres groupes plus ou moins volontaires.
Les projets sus-mentionnés (Exil.s et Création.s, Y EN A MARRE!!!, Shuhada (Necropolis United) forment ma conscience politique d’année en année.
Je « rêve » d’un temps dédié à la suite du travail de recherche autour des vies d’Yvonne Sterk

Le 4 juillet 2026, la BibliOlivier, centre de ressources politiques et littéraires, est inaugurée. Elle tisse des fils entre les étagères de livres et les nécessités de l’auto-pédagogie. Elle accueille les ateliers d’écriture et de lecture pré-textes & sous-titres ainsi que des causeries (voir marronniers sur la page d’accueil), des journées INTERIM (écrire en même temps) et des conférences, des projections ainsi qu’un accueil résidentiel de gens en quête d’espaces d’écriture. Un jardin (en Belgique mais bon), deux chats et la proximité de la Petite Anatolie entourent la BiBliOlivier d’une nécessité de faire coeur au milieu des fracas.