Il traverse ses vices en ondes d’une allure vagabonde
Elle crie sur ses bronches, assise en amazone
Il fond en sa matrice profonde, entamant une ronde
Elle retombe et succombe, vibre et bourdonne
Il transperce ses babines, armé de griffes d’aubépine
Elle emboîte poings et mains dans des élans de putain
Il massacre son creux de reins d’une tendresse assassine
Elle délivre sa sève obscène, invitant au refrain
Il avale chaque écrin de ses courbes édulcorées
Elle démembre quatre os de quelques coups de mors
Il échancre son regard, empourprant son épée
Elle chavire son dédain d’une euphorie de corps
Il révèle son ancienne angoisse en un à-coup de glisse
Elle attise les chardons par des visions de sueur
Il fertilise les mille voiles de son insolent pubis
Elle dépèce son envie, lascive d’une chaleur de liqueur
Elle et Il gisent dans l’essaim de leurs humeurs grises
Il et Elle sombrent ensemble sous les limons de fleuves au repos
Ils déciment jalousement les hauteurs, autrefois, de mise
Et réunissent en un point, le dessein d’incestueux gémeaux.
(illustration de Araki)


te lire est toujours délicieux
un met de fin gourmet
un texte savoureux,
on en a les images,
on en goûte la sève,
on en a les odeurs,
bravo
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J’aime cette force qui s’exprime dans un univers qui roule au ralenti…Vous faites déjà un Univers à vous tout seul.
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Mais diiiiis, c’est bientôt fini toutes ces cochonneries, oui???
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