MUR – DocuMENT Terre

« Mur », documentaire « réaliste » de Simone Bitton. C’est l’histoire de 500kms de mur en béton armé de haine qui éventre un peuple à deux facettes. Un sillon en relief, un gouffre en l’air.

La réalisatrice balance son cul entre deux chaises électriques, elle filme les graffitis, les « à priori » et les cœurs meurtris.

Les images lentes ouvrent nos yeux sur l’enfermement et/ou l’emprisonnement. L’engrenage et ses rouages graisseux s’enclenchent au centre des terres des hommes de la Terre promise au pire.

Les barbelés, les miradors, les hélicoptères, les zones de contrôle, l’équipement pointu de surveillance… $2 millions / km.

 

Pierre par pierre, morceau par morceau, la peau de chagrin renverse les données. Les oliviers sont déracinés, les hommes aussi. Le ministre de la défense de l’état d’Israël joue sur un échiquier de marbre, il parle plus comme un horrible enfant trop gras qu’on n’a pas laissé jouer avec les autres que comme un politique stratège.

 

Certains arabes de Cisjordanie ou réfugiés d’autres pays en guerre acceptent, contre une bonne paie, de participer aux chantiers, aux côtés de juifs venus d’ailleurs, de russes, de bulgares… Tous au pied du mur…

L’entreprise est un marché d’entreprises. Ça coûte cher, la détermination est à son comble. Ça fait avancer l’économie et reculer l’humanité, le problème s’universalise sans remords.

 

Alors, les dernières petites failles deviennent des parloirs, les petits trous de souris deviennent des trappes pour les derniers regards. La fatalité impose sa lourde dérive et le Monde observe, sûrement à l’abri derrière un petit écran, récepteur avide de larmes obsolètes, lié à un satellite trop haut dans le ciel pour hurler ! Chacun son mur des lamentations, peut-être !

 

A la sortie du cinéma, je me suis accrochée à mon Homme, celui qui me fait aimer ce même monde. Pas besoin de parler, juste en-vie d’entendre les gens autour avancer, exprimer leur choc, discuter d’alternatives géopolitiques et se rouler dans l’utopie parfois salvatrice, souvent destructrice. Surtout ne pas me sentir seule, ne pas les faire sentir seuls.

 

Un véritable documentaire réalité, réalisé par une française au cœur sous cardiotomie, qui mériterait de remplacer la télé « réalité » populiste bombardée sur nos ondes…

 

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival de Cannes.
Grand Prix du Festival International du Documentaire de Marseille 2004.

 

Article : http://www.fluctuat.net/article.php3?id_article=1827

Action : http://www.missions-palestine.org/Multimedia/Livres/Livre_49e.php

Pétition : http://hns-info.net/article.php3?id_article=4490 & http://www.france-palestine.org/article12.html & http://www.petitiononline.com/stw/petition.html

 

On va ressortir les Pink Floyds…

On pourra pas dire qu’on n’était pas au courant !!

3 commentaires

  1. En effet, Milady,
    Bien que le documentaire n’aborde pas de face le problème du terrorisme palestinien (motif de l’érection de la barrière de sécurité) ce document poignant m’avait fait découvrir une réalité complexe et des gens, juifs et arabes, qui ne demandent qu’à pouvoir vivre paisiblement, en bons voisins.

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