Conte PhilosoDalisque pour Enfants Dépareillés sur Oreillers Siamois:
Une avide psychose saupoudrait la Lune de tristesse. La Terre avait déclenché la guerre miteuse, prétextant l’amour, accusant la Lune d’avoir rendu esclave son bienheureux Nirvana.
Les insultes gauloises avaient d’abord fusé, puis ce fut les attentats à la dyslexie puis les bombes à Parkinson.
Quand le mélanome fut étendu à tout l’Univers… mille soldats de plume chevauchèrent les nuages de Céphalées, des ethnies d’organes tordus hurlèrent leurs mélodies primitives, les gésiers de crabes furent empoisonnés, le vertige pimenté était alors irrémédiable.
Des orgies de batailles sur tous les fronts. Des clous de champagne bouillant sillonnèrent les veines de la nuit, lui donnant l’aspect d’une vieille gaufre réchauffée. Un siècle de tocsin obituaire s’affala sur le temple des lumières des Chamois Byzantins et l’infâme duel rendit l’âme de ces deux femelles plus rêches que le fond de culotte d’un vieux garçon.
Les équations de flûte furent appelées à la rescousse, l’armée des biscuits bleus au rictus inexistant fut mobilisée mais les os invalides continuèrent à gicler hors des hospices.
Le chaos fantasmé trônait sur les vallées décharnées, des arbres religieux furent rasés de leur écorce et recouverts de treillis, des parias mous furent jetés dans des failles de contorsion… encore et encore.. Le cœur de la Lune ne versait pas assez de sang pour la épater la galerie revancharde. Les cibles persévérèrent leur multiplication, les rides aristocratiques furent injectées d’opium et des rondes de salive décomposée recouvrirent tout l’espace du vide.
Mais un soir, le Soleil, dans on habit mastoc, se mit à hurler dans les montagnes, bouchant les rigoles d’un rire en marche. Il réitéra que l’amour pointu devait être célébré, que les tranches de vie devaient être à nouveau adulées, que les haines édulcorées devaient être rassasiées…
Alors les deux mères, domptées, cessèrent leur barbarie cérémoniale en l’espace d’un temps sidéral, d’un motus tangible… elles comblèrent leurs tombes respectives d’air saturé et de confort rusé et tendirent leurs poings vers l’astre jaunisse, jurant fidélité et décoration à la liberté des êtres et à la jouissance du « maître »…
Les éléments montèrent à la chaire, turent leurs lèvres délétères et embrassèrent l’apparence de ne plus rien faire.
(Illustration de Cornélie Tollens » The Magic that is in me »)

Cosmique
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celle que même flair qui a eu du flair a sélectionné?????
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« embrassèrent l’apparence de ne plus rien faire. »
Madame, madame, j’comprends po c’te phrase.
Mais ça sent la lutte israélo-palestinienne brandie tel un étendard d’espoirs adressés à d’improbables entités des étoiles.
Je hais les étoiles. Ces Muettes de Bonheur.
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