Un film sur une histoire d’amour… encore, me direz vous… mais celle-ci débute un peu différemment des contes des blockbosters, tout commence par deux tentatives de suicide, des veines dans la gorge, un veuvage, un punk zonard et une fille de bonne famille qui ne demande qu’à se faire prendre contre un poteau, un mariage arrangé, des blessures ouvertes avec au centre, une tradition sectaire indécrottable et une intégration à fleur de peau.
Alors, après les épreuves et les tests tacites, il en faut de la violence, du découragement, de l’incompréhension et de la haine pour finalement se dire que tomber amoureux est le saut de la dernière chance.
Puis viennent l’espoir sans fin, les rires, le sexe compatible, la jalousie, le lien du cœur et l’amour à tout prix, à la vie, à la mort, justement.
Les destins, chassés des sentiers battus, s’entremêlent dans les lavabos, les ruelles et les taxis.
On respire avec les personnages, aucune fausse note sur leur rôle mais ils ne savent pas ce qu’ils sont et se trouvent plus tard, encore après la Happy End.
Sur les rythmes et mélodies de Sister of Mercy en passant par les mélodies de kanun et de darbuka ou la transe de Depeche Mode, tout se résume ou presque avec les paroles d’une chanson de The The (alias Das Das ou Die Die selon que ce soit la Saxe ou la Bavière), citées par un psychiatre :
“If you can’t change the world, change your world.” quelle bonne idée!


J’ai aussi été happé par ce film. Le cinéma allemand contemporain a ceci de particulier qu’on retrouve souvent cet espèce de côté bestial à la Fassbinder. Au-delà de cette considération faussement érudite, j’ai vraiment aimé et en redemande des films aussi vrai et dénué de toute fioriture.
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