cinq cent millions de Saints Pères et moi, et Moi, et moi…

Mon père a commencé à croire au Père Dieu quand le sien est mort. Le syndrome des vases communiquant affectifs. A la recherche du Moi perdu…

 

Aujourd’hui, Je ne cherche plus ni père, ni Dieu, ni même les autres, la simple question du Moi me prend un temps complet. Ce Moi inclue aussi le Moi avec l’Autre, le Moi avec l’homme qui Me renvoie une partie du Moi, le Moi et le Monde, le Moi et un monde, le Moi face au Moi fantasmé, tous saupoudré de miettes de Moi idéal.

 

Et tous ces « Moi » forment un Tout compact, malléable, unique, fluctuant, conjectural, diversifié, complexe, élastique, aléatoire, …

 

Alors pourquoi je m’étonne encore à ne pas Tout comprendre ? Pourquoi je ne m’étonne que de l’absence d’explication sur ce Moi problématique alors que je m’émerveille devant les surprises du monde inconnu, drogué à la poudre d’énigmes ?

 

Il semble que l’Ego ait quelque chose à voir dans Ça.

Alors, je vais, pour quelques ans, tenter de me laisser vivre au gré des effarements, sur le dos des éblouissements, jouant avec les ‘pourquoi’ comme avec des grains de sable sur une plage surpeuplée et prendre le parti de ne pas avoir de parti.

 

Sur Ce, sur Ces, je sors dehors et vais jouer au jeu des miroirs déformants.

Tu viens ? (Pas Toi, à*c’est à moi que Je parle !)

 

 (Illustration de Valeriy Belinikin: « in front of the mirror »)

 

4 commentaires

  1. viens pas me saouler parce que j’ai mit « merci »
    quand quelque chose me plait je le fait savoir et atteste de ma grattitude, c’est tout

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