Tiens, un constat.

La simple considération de mon enfance, la seule allusion de mon adolescence donnent à mon bonheur d’aujourd’hui une dimension amplifiée, comme si, de savoir que les seuls ressentis du poids de la culpabilité, de l’erreur, du calcul, du jeu des manipulations affectives dégradantes, des batailles d’ego que j’ai subi pendant tant d’années, pouvaient attribuer à ma vie d’aujourd’hui une quelconque justification, un cautionnement sur ce qui me reste à vivre, c’est-à-dire, le meilleur.

À croire que l’éternelle justification, le sombre pardon que j’implore, que la possible réconciliation que j’escompte n’est en réalité que l’harmonie intérieure, dont les sages balbutient l’essence, inhérente au recul face à sa jeunesse, cette symbiose égotique qui me permettrait de combler les creux du passif émotionnel.

Donc, en gros, il est temps que j’omette ce qui n’est pas constructif, il est GRAND temps de panser pour demain et de dire oui ou non selon le fond et non la forme, il est bien venu le temps des responsabilités face à moi-même. Ah oui, ça va être bien… ce ne peut être que bien…

 

I had a dream… I don’t care if it has gone, I’ll make my reality… (enfin, un truc à la con comme ça quoi !)