Je la sens bien là, la touche ébène, le point noir dans l’âme, le cotylédon sur le front, ah si, juste là, entre deux bonnes idées et le troisième œil de l’espoir, je vous jure que je le vois, je le vois tellement que je le regarde, le regarde autant que je le scrute, le scrute si souvent que je m’omnubile.
Observez moi, mes neurones, avalez moi, mes kilos mais ne me laissez pas en jachère. Merde, la schizo atteint ma volonté d’agir, ma perception d’avenir.
Merde, merde, dire merci à qui sauf à moi. Il ne peut rien que regarder. Elles ne pleuvent bien que si je crie.
J’y crois pas. Mon vrai problème, c’est que je n’y crois jamais. Aux projets, aux investissements, aux exercices de style, aux avis, je n’y crois pas, je change plus souvent d’avis que de chemises, plus souvent de chemises que de chemins.
J’ai grandi trop vite et depuis, je me repose sur mon lot de fougères vénéneuses. Aguerrie aux sombres idées. N’a pas guéri, s’il lui plait.
Doc’, c’est pas grave, hein ? Vous le savez…
Prendre l’enfant par la main et lui montrer le chemin… des rives et non dérive !

