comme je te disais
comme je me disais
je mange du pain
un sandwich mou
un sandwich dur
du lard, des cochons
je me balade dans ma cave
téléphone et arme au poing
je fixe les portes
elles me fixent
je revisite des cauchemars d’enfance
envie de tuer ma mère
envie de partir en vacances
mais je n’ai pas de vacances
et je n’ai pas de mère
l’extérieur taciturne
l’angoisse invisible
ouuuuuh le mystère
jupes dernière taille disponible
madame, vous êtes bien grosse
les rondes de nuit
les gardes sont lâches
22h37, à l’infini
j’ai des paniers de regrets au bout des bras
je le trouve inutile et idiot
je la trouve malhonnête
je me trouve déchue
je l’aime
je m’aime pas
je t’aime
je sais pas
tu saisis?
tu le sens le creux
tu la sens la vague
l’âme dans un coin
reportage télévision
familles d’aujourd’hui
ils se disent tout
je dis plus rien
non, pas la forme dedans
personne ne doit me voir
je ne veux voir personne
culpabilité ta gueule
alitée je veux
suis entre deux trucs
je ne bosse pas,
je fais semblant
j’écris
c’est bien
j’écris
c’est nul
putain de bazar
mon amie
mes sœurs
ma mère
va te faire enculer
ah non tu ne peux pas
toi, arrête de mentir
moi, arrête d’accuser
je dois partir
envie de partir rien faire
suis pas à ma place
un résumé
une fin
une chute
ça, je suis encore sûre
je connais ce sentiment
je reconnais cette démence
tu la veux ma main dans ma gueule
destine moi un boulon
radine
pute
Tourrette
Je m’emmerde
Je grossis pour m’occuper
Oh la vache
Trais me
Ne me trahis plus
T’aimes les femmes voluptueuses
Ton cul dans une mare
Ta photo dans Le Détective
L’enculé rôde
Mais non, il est mort
Ou ressuscité
Ma culotte vibre
Non, j’ai l’anus flasque
Tu perturbes tout
Père Tourbe, priez
Hier, j’ai cent ans
La guerre de mes trente ans
Pas si vite
Pas si fort
Tu me pénètres l’ovaire gauche
Ça sent l’œil pourri
Aïe et fine merde
Ainsi parlait tout le tralala
Arrêtez le monde
Je veux descendre.

