violon selles

Je chiale à conte, à rebours, otage d’un passé qui n’appartient qu’au présent automate.

Je redeviens sensible à l’insensibilité qui faisait foi lorsqu’il ne fallait pas hurler.

J’accumule ce que je dois lester, par principe de souffrance appliquée. C’est un art de souffrir,, oui, j’écris, je pleure, j’aime avec cet art dans les mains, tendues vers moi, je me supplie, je me prie de bien vouloir m’épargner mais sous les pores, je coupe les veinules.

 

J’accuse l’accusée de ne pas se lever, j’accuse la victime de subir le victimaire. La fâcheuse tendance de persécuter l’avant, parce que c’est plus simple que de ne pas s’effrayer le projet, la composition. Et je pleure de me regarder pleurer, la tristesse du miroir. Je masturbe la glande lacrymale, je la pompe, je la suce avec ce délice passionné qui habite les romantiques de la dernière heure. Si je cessais de taper sur ce clavecin ?

 

Et pendant ce rythme là, la vie se fout de ma gueule…