À force de s’endurcir le coeur sans durcir le corps, on arrive à l’appétence des errances…
J’ai le cerveau dans les dents, les cœurs dans les vents, je hais la convoitise des erreurs, j’exècre la valeur des doutes, je sais combien il est facile de projeter les astres dans les cuvettes de chiottes… Je crains de me craindre encore longtemps, je feins de me perdre en châtiment. Ils ont coincé une arête de manège dans mon ventre, je n’ai jamais su dire je t’aime proprement.
Pleurniche godiche -dis je à la sombre idiote qui rôde dans mon plumard-
Sa lumière lacèrera les rêves avant que la couette ne se soulève.
Je reviens à Nous. Bien Tau.

