Au Centre International pour la Ville, l¹Architecture et le Paysage (CIVA), Lucien Hervé est exposé, lui et non pas uniquement ses œuvres, car ce photographe est l’âme de l’architecte (selon Le Corbusier), ses contrastes varient avec ses voyages, sa sublimation des matières, son jeu de Minotaure avec la lumière… Lucien Hervé masse le squelette des bâtiments, apprivoise le fer, le béton et redonne aux pierres leur titre de Noblesse. Son œil sculpte la métamorphose, il est le témoin du monde que se créent les hommes. L’homme des coulisses des noms de l’art moderne (Fernand Léger, Henri Matisse) et de la Nouvelle Poésie (Bernard Noël), Monsieur Hervé se raconte en lignes comme dans les espaces à la Niemeyer, il a l’horizon large, la tête dans les courbes et un cœur d’humaniste créateur… il dit de lui aussi : « Je m’intéresse aux rapports humains. Je photographie lorsque je sens une injustice contre l’homme ou lorsque celui-ci se retrouve seul contre son entourage. » (HURRY UP, it’s only until 25/9 !!)
Au dessus de lui (mais l’expo est déjà finie), dans l’espace CIVA (splendide), Albert Bontridder, un poète architecte (& vice-versa) qui use des angles pour se cogner contre le futur et le monde des espaces clos, le cœur ouvert. Découverte aussi d’un monde poétique allié de structures et décomposition. L’exposition montre (montrait) plus de maquettes et de planches de dessins que de photos mais le travail et l’obsession des recoins sont évidents et pertinents vis-à-vis des poèmes exhibés dans le même espace. Le poète flamand est édité en traduction chez Actes Sud.
Art by Lucien Hervé « Brasilia » (ville dessinée par Niemeyer)

