Et vu que l’Homme découche, je recale un souvenir dans un centre pour rappeurs intègres:
« Subterrania, Notting Hill Gate, Londres
1998 (je crois)
un enc**é et moi, tous deux fans de Samoa Hardcore et autres ethnies Kiwi et Aussie
avancions vers cette boîte (re)connue
une fois sur place, plutôt qu’un stade euphorique
moins vivant qu’une file extatique:
quelques piliers de bar
dont le frère de Liam Gallagher (Noel, le véritable ARTISTE d’Oasis)
d’autres mâles un peu tatoués
(mais pas trop)
quatre femmes (et moi, et moi, et moi)
au total
67 pèlerins.
Les Big Boys s’avancent, tressés, beaux comme des dieux,
orques exotiques, dieux baleines
ils enchaînent les sons, les pas, les cris,
les attitudes, les poings, les corps…
nous sommes extasiés
les murs craquent
la scène vibre
ils sont pro
nous sommes trop peu
A la fin (une vraie fin)
ils descendent dans la petite arène, me signent une photo,
m’embrassent comme des Grands Frères,
papotent avec le Bro Oasis qui mesure 5ft… (de moins qu’eux!)
Puis ils vont au bar, commander des pints
pour étouffer leur soif
et ralentir leur rythme cardiaque expatrié
no comment…
ils ne râlent pas
ils sourient avec leurs longs cheveux nattés
dégoulinant sur leurs chairs couvertes de symboles claniques
je suis ébahie par leur force « tranquille ». »
le concert de Boo Yaa Tribe, un souvenir fort parmi les combles.

