Tout est tenailles vers la simplicité, pincée de facilité dans une gorge peu profonde.
A croire que je me laisse vivre pour dire que j’ai autre chose à faire que de creuser des tranchées. Mais pourtant, j’ai combattu, j’ai porté fusil et chrysanthèmes à bout de jambes…
Et les choses ont déjà leur histoire, sale et déglinguée. La facilité me rend toutefois difficile face à moi même, intransigeante contre la simplicité que j’assimile. Une logique barricade qui rend mes interventions dans Les Mondes, troubles et miroirs. Je parle un langage scindé, assistée d’une bouche à deux têtes et d’un esprit brouillard. Les pontons saouls dégueulent de tempête, pendant que je saute à l’élastique. Mon ventre en parachute, Atlas dégringole, se prend les rampes dans Eole.
La marelle des identités, de Ciel à Enfer en foulant la Terre, les pieds dans un sac à patates, je sautille de nénuphar en pois.
Je vais finir en eau de boudin, la queue de poisson entre mes cuisses, sirène autiste au chant des pirates, c’est un destin peu tragique pour une ménagère solitaire.
Tu me fais chier, moi, avec tes sondes qui torpillent les mouches. T’as jamais pensé à l’abeille ? À la fourmi ? Clarté d’ouvrière, altitude de pondeuse… ?
Non, une rigole dans l’esprit, ça ruisselle de partout, sans divin, ni examen. Fuir est une chose facile, et c’est ce qui me rend difficile, je répète à tue ma tête mais ça donne le confort de l’habitude, comme une messe aux aurores qu’on oublie à l’heure du goûter. Va falloir changer de culotte, ma grande, ah oui !

