truc cul lent

Je la sens bien là, la touche ébène,

le point noir dans l’âme,

le cotylédon sur le front,

Ah si !

 

Juste là, entre deux idées

ouvre le troisième œil de l’espoir,

je jure que je le vois,

je le vois tellement que je le regarde,

le regarde autant que je le scrute,

le scrute si souvent que je m’omnubile.

 

Observez moi, neurones, avalez mes kilos

Signe les papiers, corps de craie

Vous, mes ombres,

Tendez un doigt de chair vers ma volonté

ne me laissez pas en jachère.

 

L’esprit atteint ma décision

Il va tirer

Je serai morte

 

Ma perception d’avenir s’étire

toutes mes cellules, à lire,

élastiques globules, les ruines osseuses

 

Merde, merde, dire merci à qui sauf à moi.

Il ne peuvent rien, que regarder.

Ils ne rient pas, c’est déjà ça.

 

Elles ne pleuvent bien que si je crie.

Les ondes simulent la vie, je n’y crois pas.

 

J’y crois pas.

Mon vrai problème, c’est que je n’y crois jamais.

Aux projets, aux investissements, aux exercices, aux avis, je n’y crois pas,

La conscience ment. Une chienne au service de la respir
ation.

Je change plus souvent de chemises que de chemins.

Tout grandit trop vite

Je veux mon lot de fougères

Même vénéneuses, mais la couche doit être simulacre.

Aguerrie aux sombres idées, je ne vais plus dormir.

Demandez leur, ils répondront :

« N’a pas guéri !» ou « a empiré » ou même « à jeter », s’il leur plait.

 

c’est pas grave, hein ? Vous le savez…

donner moi un cachet, une estampille, une musique pour jouer.

Je veux tamponner, claquer la rame, abattre l’encre.

Parce qu’il fait froid dans l’inertie.

 

Rendre l’enfant par ma main, nous montrer le chemin…

Amenez des rives et non dérives !

Il suffirait de…

 

 

 

 

Art by Mark Seliger