Articles publiés sur http://www.eclipshead.net/ , Lisez ça et les restes, c’est bon pour la santé : Philippe Ramette allie génie scientifique, humour Monty-Python et art conceptuel sans, une seule seconde, oublier de considérer l’art comme une solution au désastre. (…) to be continued ici &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&& « After Dark » de Bianca Sforni à la Galerie Éric Mircher jusqu’au 7 Janvier 2006. Alors, il y a les « action artists », au-delà d’un Jackson Pollock qui réagissait à la peinture et non le contraire, ceux qui vivent leur art pour le montrer ensuite par accident. Ces artistes vivent avec les sujets, s’imprègnent d’un quotidien qu’ils dénonceront ou sublimeront. (merci à Moon & Or.Hal pour leurs agréables dons d’existences)
Depuis 15 ans, Ramette exploite les angoisses de l’humanité et implore le spectateur de bien vouloir agréer l’expression de sa considération la plus haute. Ses objets, pourtant, dénotent souvent de noirceur, d’appels au secours, de dérives continentales. Le balcon au gré du fleuve, le socle de réflexion (un cube pèse personne jeté au fond de l’eau en hommage à la mafia, tous ses attributs sont des supports à l’élaboration d’un destin contradictoire d’une humanité qui ne s’écoute plus respirer.
Dénonçant ici une tyrannie du plaisir, ou là, un narcissisme ordinaire, Ramette collectionne les miroirs de l’âme avec une insoutenable légèreté de l’être à la portée de chaque tête pensante.
En renversant les éléments naturels, il pratique le surréalisme, et s’amuse de l’absurde de nos questionnements sur des « où », « quand », « comment » qui se délient en de perpétuelles alarmes et drames humains.
Ses attentions ressemblent au monde de Panamarenko dans ce qu’elles ont de technicité mathématique et à l’univers de Gilbert Garcin (article à venir sur cet artiste) dans leur conception singulière, insolente et dérisoire.
Aux grandes questions de « l’art est il prostitution ? » ou « l’exhibitionnisme de l’artiste est-il satisfait par le voyeurisme du spectateur ? », il y a les grands réponses philosophiques qui renient finalement, pour la plupart, l’intention créatrice et le regard sur l’autre, dans son acte le plus primaire, le plus sain, le moins calculé. « qui es-tu ? » resterait donc la plus valeureuse justification de l’art…
Bianca Sforni a étanché plusieurs comptoirs, ratissé de nombreux caveaux des mégapoles américaines pour chercher la femme. Mais les seins nus, les cuisses ouvertes et les cheveux longs n’en disent pas clair sur les femmes. Le regard de l’Oncle Sale sur un papier vert griffonné assourdit les filles qui s’agrippent aux barres de fer comme à un hypothétique jupon de leur mère.
Que l’artiste ait utilisé une technique datant du XIXème siècle, où chaque couleur primaire est exposée sur une couche de gélatine et les couches sont ensuite assemblées pour donner un aspect tridimensionnel, relève de la surexposition.
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