Évidemment, les dés sont là, plantés dans la toile verte, les joueurs sont en feutre, les fumées extasient la vie, suffit de lever les doigts, soulever les cubes et tout jeter contre le mur, d’as en sixtes, on risque juste de créer un hasard. Casino, tête à Toto, et viva Castro…
Sauf que les hasards m’ont rendue fébrile et difficile d’approche, sauf que les crétineries de dessein improvisé m’ont conçue rigide, impassible devant une allure de marche calme. Le militaire dans le buste, voilà que je ne m’amuse plus que de contrôles et de lassitudes.
Les simultanéités de revers de médaille sans chocolat, ça rend transparent. Tu l’as veux où la coïncidence invalide ?
La présence de l’être et du non-être empêtrés dans un corps surexposé donnent le parfait déséquilibre. Il aurait fallu le son de la reconnaissance, le ton de l’exploration à risques inconnus mais tendres… et ce putain de subjonctif inférieur, décalé, à abolir.
Et voilà, patatras, la vaine moitié de vie de femme pendue à l’erse de boucher, tendue vers l’attente, toujours exhalant cette sacrée déresponsabilisation qui me fait blablater depuis des ans, les cuisses bien fermées, pour que le froid passe par les pieds, c’est le plus loin du pensant, du palpitant. Porteuse d’un graal congelé, j’oscille invariablement entre extrême onction et intarissable putréfaction.

