Résumé non-exhaustif de la XXVème édition de la soirée filles avec un cerveau (chacune) du vendredi 20 mars 2009

soirée filles 20 mars 09 kaléïdoscopeVoici donc le résumé non exhaustif des choses dont nous parlâmes (version officielle uniquement) ce vendredi soir 20 mars 2009 @ Milady’s (XXVème édition),
chaque titre/nom/mot souligné de rouge est « clickable »
donc baladez-vous sur la petite toile!

Emilie

Voyage, Voyages : Lonely Planet Australie : séjour d’une étrangère (Emilie) en continent australien. (cf. Rabbit Proof fence (cf. dossier pédagogique), Paï (Whalerider), Once we were warriors,)

Aliénor

Book: C’est aux Editions du Seuil qu’est publié « Le beau sexe des hommes » par Florence Ehnuel.  «Très longtemps je me suis demandé pourquoi j’aimais les hommes puisque seul le corps féminin me semblait digne d’être trouvé beau. Certains d’entre eux m’attiraient surtout par leur visage, leur allure, leur conversation ou les hommages qu’ils me rendaient, mais aucun ne parvenait à bousculer mon préjugé: je restais convaincue que seul le désir pour un corps de femme peut véritablement se justifier. Or, vers l’âge de trente-cinq ans, les circonstances ont libéré en moi un nouvel appétit pour les rencontres amoureuses et la sexualité. J’ai soudain découvert l’envie de tourner plus résolument mon regard vers le corps masculin. Alors un éblouissement m’a envahie qui ne s’est pas éteint et que je souhaite mettre tout mon soin à cultiver. Un éblouissement qui est devenu un des bonheurs de ma vie. De cet émerveillement, de son retard, de son installation progressive, et de sa légitimité, je voudrais témoigner dans ce livre. »                        Florence Ehnuel

L’extrait lu: « Séjourner longuement dans les creux et les bosses, suivre les lignes, parcourir les espaces larges et ouverts, le dos, le ventre, pétrir les jambes pour en sentir la fermeté musclée, envelopper de la paume des mains les épaules et passer les doigts sur les lignes du cou, le long des clavicules aussi, et puis les fesses, avec leur raie médiane qui mène tout simplement au périnée, puis aux joyaux de l’ensemble, la verge, les testicules. Et coucher la joue sur les cuisses ou le ventre pour contempler sous divers angles le paysage du sexe, l’exciter ou l’alanguir, y mettre les mains, ou le bout des doigts, le nez ou la bouche et la langue, y enfouir le visage ou se tenir un peu à distance pour en avoir une vue d’ensemble. Enfin, mille choses que vous savez bien… Mais surtout s’en repaître, s’en nourrir. »
                       Florence Ehnuel, Le beau sexe des hommes
Musik : Keren Ann

Valérie

Musik: Antony & the Johnsons – “another world” (et la magnifique paire de chaussettes trouées) (cf. duo avec Björk : « dull flame of desire »)

Isabelle

Musik: groupe à découvrir: too much and the white nots.

 Christel

Workspace: son concept de société en cours de développement (durable). Feedback required. Alliance éthique et économique entre artistes contemporains & parrains / mécènes / commanditaires privés… to be continued.

Arimata

Interlude musical : Interlude music-hall (West Side Story) ou pourquoi Arimata pleure au cinéma.

 Jacqueline

Masc(h)arades : Masque balinais créé par le mask maker Ida Bagus Anom. (Sur le site figurent différentes reproductions de ses créations)
& Carnaval (texte inspiré à la fois par ce masque et le mal récurrent fait au sexe des femmes)

« Mon sexe est un masque appelé à mourir
Mourir de sa peau dure et lisse, blanche et froide
De son absence figée
De son mutisme douloureux
Mon sexe est un lieu ensommeillé, jachérisé, dévoré par les corbeaux d’hiver
Assigné à un territoire perdu, ignoré, nobodisé
Mon sexe est un masque qui mourra en même temps que Dieu
Mon sexe est un masque dont le bois se craquelle, se crevasse, s’éclate
En autant de morceaux que la nuit contient d’étoiles
Mon sexe sera cette lumière qui viendra dissoudre
L’ombre le silence l’oubli de ce sexe »

Brigitte

Vie : une photo prise lors d’une promenade et l’idée de la randonnée, de la balade, de l’espace.

Nathanaëlle

Histoire, histoires : L’Avenue Louand Bertris : en vrac et trucs, l’Avenue Louis Bertrand – L’urbanisation de Schaerbeek est très récente. Dernière des communes de Bruxelles à s’urbaniser au début du 20ème siècle. Retard dû au fait qu’elle est entravée par le passage du rail. La première ligne de chemin de fer BXL-Malines coupe la commune en 13 endroits. Jusqu’au 20ème siècle Schaerbeek reste un village rural au visage moyenâgeux, agricole, culture de la cerise griotte (Bière Lambic) De nombreux ruisseaux permettent d’actionner 7 moulins… La commune est surnommée « Ezelhof » -« la cité des ânes » A la fin du 18ème siècle on y dénombre 1000 ânes pour une population de 1150 habitants. Les ânes arpentent la chaussée de Haecht pour  acheminer  fruits et légumes vers la cité bruxelloise dont elle sera le garde manger. Dès le 15ème siècle la chaussée de Haecht (appelée aussi &laq
uo; route de Dieghem » est  empierrée et restera longtemps l’unique  à l’être. Entre 1830 et 1860, démolition des murs de l’enceinte de BXL …afin que la cité puisse gagner de l’expansion. Durant le 19ème siècle la vallée Josaphat  était la favorite des promeneurs du WE qui partaient du centre de la cité,  empruntaient la chaussée de Louvain, parcouraient la vallée et regagnaient le centre de la cité  par la chaussée de Haecht (en chemin : ginguette-faro-lambic-gueuze et tartines de fromage blanc). C’est en 1904 que la décision est prise de créer un parc et une avenue  qui relieraient  le haut et le bas  Schaerbeek afin d’assainir la partie basse de Schaerbeek surnommée « la grenouillère » à force d’être mal fréquentée. L’architecte paysager Mr « Gallopin  «  sera chargé de dessiner le parc Josaphat…un parc paysagé avec des espèces exotiques, (sékoya) avec une plaine de jeux, de sport, des étangs- et des ginguettes…  Pour réaliser cette jonction entre  le haut et le bas de Schaerbeek, le collège communale  et Léopold 2  décident d’un tracé  partant de la nouvelle église St Servais (située  sur la chaussée de Haecht) rejoignant  l’emplacement  prévu pour le parc Josaphat … ainsi est née  l’avenue Louis Bertrand. Dès 1863 le collège avait mis halte au développement anarchique du faubourg et avait pris la direction des travaux du tracé routier. Pour créer l’Avenue L.Bertrand il fut nécessaire de créer des lois nouvelles permettant l’expropriation et l’imposition cadastrale.  L’avenue devait avoir 40 mètres de large. Pour obtenir un permis de bâtir à cet endroit le coût minimum imposé pour un mètre carré de façade était de 50F. Somme astronomique à l’époque.  Un concours fut créé pour stimuler les propriétaires quant à l’embellissement de leur façade. Une prime de 10000f était distribuée aux différents propriétaires gagnants pour avoir  contribuer à cet embellissement. La Belgique de cette époque représentait une puissance économique et commerciale due aux revenus des colonies (Congo légué par Léopold 2 quand il s’en est débarrassé sans prévoir que l’industrie automobile allait nécessiter l’usage du caoutchouc …Terrain riche en minerais – uranium…etc.…) D’où naissance d’une nouvelle grande bourgeoisie dont le pouvoir allait se donner à voir et à légitimer via l’opulence  de leur façades …qui ne manqueront pas de faire référence au passé. Source d’inspiration dans l’antiquité, le Moyen-Âge, et la renaissance…Il n’empêche que l’avenue L. Bertrand nous donne à voir un échantillon très riche de ces maisons bourgeoises  ou règne une harmonie due au gabarit des habitats…au rythmes des façades, au traitement des reliefs  et à l’emploi des couleurs et des matériaux de grandes qualités, mais aussi à un degré de finition très poussé. Bref, une architecture éclectique qui s’inscrit dans une vision très Léopoldienne…12 façades de l’avenue y seront primées … dessinées par les architectes Lauwers- Fastré- Deschamps-Stauven- Emelsout- De Crean- De la Censerie ..ETC …Ne pas oublier l’école n° 1 de la rue de La Ruche crée par Henri JacobS .émule de Victor Horta. Excepté parmi quelques uns des membres du jury de sélection, l’esprit des architectes novateurs n’est pas accepté. D’où : mécontentement. Exemple : l’art nouveau n’est pas bien perçu (voir maison d’angle ; architecte Strauven.)
PS : le vase avec danse dionysiaque réalisé par Godefroid Devreese en bas de chez Milady est situé à l’emplacement du cœur de l’ancienne église St Servais qui fût démolie pour la création de L’Avenue L. Bertrand.

Raphaëlle

Book : « L’espèce fabulatrice » de Nancy Huston
(cf. ‘performativité’ & « manifeste cyborg » de Donna Haraway)

Patricia

Book : « Livre des fées s&e
acute;chées de Lady Cottington
 » de Terry Jones

Caroline

Musik : Emilie Loizeau « je suis jalouse »
Actu & Arts : Circus behind the wall, l’école palestinienne de cirque…
Presse : article sur le concept des soirées filles à lire bientôt dans « femmes d’aujourd’hui »

Ulla

Musik : Messer Chups – vidéo de Hexe Chips
ART : Tomma Abts

Milady

ROMAN en chantier : « Marie Rouge » est le roman en cours d’écriture. Il manque des personnages féminins, alors les filles présentes ce soir là participent passivement à l’histoire. Chacune donne un pseudo et deux mots qui lui parlent, je les intègrerai dans le roman, furtivement ou profondément. (caro/la vie en rose : partage, altérité – patricia/laura : tomate, rhum – raphaëlle/laetitia : papillon, vulve – Ulla/Lou : rut, quarante – Karine/K. : pulpeuse, ligue – Nathanaëlle/Jérôme : cerveau, droit – Aliénor/Simon : tache, arbre – Isabelle/Gohan : gorge, Mateus – Emilie/Emilie : désir, volonté – Brigitte/Puce : désespérance, assurance – Jacqueline/Amaretta : bleu, désert – Valérie/Ella : cul, bénévole – Christel/Destiny : croire, défi – Marie/Arimata : oreiller, échelle).