J’ai regardé Anouk G.

Elle est la Belle-Cousine d’une amie. L’amie m’envoie ce lien et dit « viens » à ces amis.
Cyril, Marie et moi sommes là. Petite salle ronde qui jure avec les cheveux en pic (en l’air) d’Anouk. Elle est habillée, elle parle, elle boit un verre de vin rouge. Normal(e). Et puis y a un écran qui passe la vidéo où on la voit, encore.
Mais on a beau l’avoir aimée dans des films et dans des pièces (merci Blier et Chéreau), on a beau être une groupie comme moi qui, quand elle est émue, fait le clown con, c’est surtout en regardant sa voix et en plongeant dans ses pastels secs mal encadrés qu’on se saisit. Saisie jusqu’au bout de moi, j’ai été tentée 49 fois de partir en courant, avec sous le bras, 6 des « toiles ». Y a évidemment du néant qui est dessiné là, du chaos, bien entendu et surtout de la vie, en sculpturales abstractions. à voir. à regarder. à mater. à sentir. (jusqu’au 20 mai!!!!)

 

 

 

2 commentaires

  1. Mille mercis pour ce vidéo si intense…
    J’ai transcris certaines phrases (retouvez la chaleur des mots en regardant la vidéo):
    « C’est-à-dire, je lâche les chiens et une fois qu’ils sont lâchés, je veux à peu près ce que
    le dessin veut dire parce qu’en fait, c’est au dessin… c’est au dessin de se débrouiller.  »

    « Je déteste le pathos, je déteste ce qui dégouline, je déteste les abus, les confessions,
    j’aime ce qui est intime, ça me bouleverse quand les gens sont vrais mais je déteste
    qu’ils nous imposent leur vérité.
    Et dans mes dessins, c’est pareil, les gens que je dessine, je veux pas qu’ils soient trop
    bavards ; donc, j’efface parfois, s’ils disent trop, j’efface, je veux pas qu’ils sont trop
    lisibles, c’est ma pudeur aussi, c’est la leur.  »

    (plan sur une citation)
    « Ce qu’on appelle la beauté est l’état de grâce atteint quand l’étincelle a été saisie.
    C’est un moment miraculeux. La beauté n’est pas liée à une forme particulière, c’est
    juste de l’état de… la capture.  » Raymond Mason
    (plan sur un texte écrit par Anouk)
    « (…)Quand je joue, je dois convenir, c’est la règle ; quand je dessine, je ne fais plus ces
    efforts. La règle, c’est d’être libre. (…) »

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  2. CORRECTION:
    « C’est-à-dire, je lâche les chiens et une fois qu’ils sont lâchés, je *VOIS* à peu près ce que
    le dessin veut dire parce qu’en fait, c’est au dessin… c’est au dessin de se débrouiller.  »

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