https://miladyrenoir.org/2024/01/01/compte-rendu-de-la-76eme-soiree-filles-avec-un-cerveau-chacune-du-29-dec-23-miladys-et-77eme-le-dimanche-4-fevrier-2024-chez-qui/ voici le compte-rendu non exhaustif mais quand même de notre 76ème.
Et puis celui de la 77ème qui a eu lieu dimanche 4 février chez Karine à Saint-Gilles:

Karine: Espèce d’espaces de Georges Perec (en entier ici) – Sans ancrage, déménagement dans la précipitation, ici et là, where is home?

Maud: La Quriosité et un #MeToo en plus et jamais de trop. Revanche qui prend le temps, quelle justice ou quel cirque?

Asma: trauma collectif, cumul des discriminations et violences, quelle riposte individuelle et collective face à la Nécropolitique.
Aliette: Kung-Fu – Pratique d’un art, martial – L’attaque passe après l’esquive. Style rectiligne différent du style circulaire. Soin de soi et critères de résistance.
Voici quelques positions de base typique du Wushu:

Annabelle: Un coupe papier qui tranche une langue ou un accord, une statuette qui montre sans parole mais pas sans histoire.
Et Mater Dolorosa de Mel Moya.

Et mention de la Cie NAJE, une compagnie théâtrale professionnelle pour la transformation sociale et politique. Elle pratique le Théâtre de l’Opprimé méthode Augusto Boal (théâtre forum, théâtre images, théâtre et thérapie, théâtre invisible, théâtre journal). et à Bruxelles, les Polymorphistes.
Mention de Survivre au Taf de Marie Dasylva: Survivre au taf est un guide d’autodéfense pour personnes confrontées au racisme, sexisme, homophobie, grossophobie, etc. dans le cadre du travail. Suivie par près de 30 000 personnes sur Twitter, Marie Dasylva a créé l’agence Nkaliworks, réseau de spécialistes pour faire face notamment au racisme dans le monde du travail. Dans ce livre, elle donne pour chaque cas son expertise et les clés légales et psychologiques pour survivre à des situations quotidiennes. C’est aussi un plaidoyer politique pour résister au racisme, pour changer les règles du jeu et transformer durablement la société. L’autrice invite chaque personne à ne pas rester à sa place et retrouver son humanité perdue.

Milady: la nécessité des éditions de poésie sans embourgeoisement, ni projection élitaire #ABasSylvainTessonEtComparses – Poésie et Amour révolutionnaires, populaires.
Quelques livres posés là pour les tenir, les ouvrir, les lire:
- L’Apocalypse Et puis le rien de Frankétienne
- A l’arrivée, la vie de Mélissa Béralus (traduit du créole haïtien par Hélène Mauduit)

- Nous nous battons pour le plaisir de Kadhem Khanjar (traduction de l’arabe irakien par Antoine Jockey)
- Un paradis portatif de Roger Robinson traduit par Patricia Huefa Grange
- Ni kistisin, Je me souviens d’Edouard Itual Germain
Reflet d’une période sombre, celle des pensionnats autochtones, Ni kistisin / Je me souviens évoque avec lucidité les fractures qui s’inscrivent dans le cœur et le corps des enfants dépossédés de leur culture et de leurs racines. Bien que la douleur préside à l’écriture des poèmes, ceux-ci sont indéniablement porteurs de douceur, de tendresse et d’espoir. Traversé par les murmures du vent, par la fluctuation des eaux de la rivière et par la mémoire, ce recueil posthume tend vers un désir de transmission, de filiation et invite à la célébration de la vie.
EXTRAIT
Ce que vous nous avez fait
En ce monde
Nous ne craignons plus vos secrets
Ce qui existe en nous
Nous le portons
Autour d’un même feu - Cantique de la meute / Saplë lo shien d’Ann O’aro
- Seule elle chante d’Aya Mansour – Humour noir et horreur. À la fois surréaliste et politique, la poésie d’Aya Mansour est le témoignage poétique puissant d’une jeune femme qui a grandi dans la guerre. « J’écris depuis l’enfance pour évacuer de ma tête vers le poème les cadavres, les larmes et les paysages de désolation. L’écriture est ma tentative pour sauver les morts, les ressusciter. » Bilingue français-arabe – Traduit de l’arabe (Irak) par Souad Labbize
Source : http://editionsdeslisieres.com/les_livres.html

- Qu’attendez-vous qu’on vous dise encore? 15 poétesses congolaises vous parlent @ Editions du Pangolin + mention d’autrices congolaises
- Traduit du Je Pluriel, poèmes de Fernando d’Almeida @ les nouvelles éditions africaines
- La cendre demeure de Mazegabio Nzanzu: Kinshasa — Il figure parmi les génies de la poésie congolaise. Philippe Masegabio Nzanzu est né le 14 juillet 1944 à Bosu-Manzi en République démocratique du Congo. Après avoir obtenu sa licence en philosophie et lettres à l’Université ex-Lovanium de Kinshasa, il débute sa vie active comme chercheur à l’Office national de la recherche et du développement (ONRD). Ensuite, il se retrouve dans l’enseignement supérieur à l’Institut pédagogique national – IPN (aujourd’hui Université pédagogique nationale-UPN) pour enfin occuper des postes politiques.
- …
Concept rappelé ici:
« SOIRÉE FILLES AVEC UN CERVEAU (CHACUNE)?
le « Concept » universel (depuis 2005) s’adresse aux…
filles, femmes, meilleures que, avec ou sans vulve, autres que, pareilles à, amères, licornes, lycaonnes, jeunes divorcées, féministiques, moribondes, vagabondées, post-soumises, néo-prostiputes, soeurs chamelles, copaines, potines, gentilles, coquines, brasseuses de bières ou de vents, fémorales, novices, encore-soumises, nyctalopes, interlopes, surchargées mentales, métallos, ferrugineuses, sans papiers, administrophobes, préceptrices, enragées, orageuses, tempérées, ménoposeuses, agricultisserandes, stars du phonographe, panégyries littéraires, esthétichiennes, conscienchieuses, nageuses synchronisées, pataugeoires, femX, butches, gourgandines, pro- ou anti- masculin, similiqueer, jeunes, cacochymes, célibataires durcies, heureuses sous des jardins suspendus d’amour éternel, enceintes jusqu’aux yeux, pressées jusqu’au noyau, parturientes, nullipares, nullepartistes, zapatistes, judicieuses, débordead jusqu’au nœud, procrastinées jusqu’à demain, bioniques en votre genre, femmes puissantes, meuffes du coin, de tout poêle, chacune dans sa possibilité d’être et avoir – Amen (#NotAllMen?)ET
pour celle qui accueille, c’est pas une soirée d’ambassadrice
ni un remake RTL de Desperate housewives,
donc easy sur les petits fours dans les grands napperons,
pas de scrupule pour les assiettes en carton, par ex.
Celle qui accueille invite son réseau, sa mafia, ses voisines, ses tantes et cousines, du coup, le cercle s’agrandit et on a des surprises. 😉
DONC
Chacune apporte (dans un désordre affectif aléatoire) :- une boisson douce ou alcoolisée, un liquide mielleux, un racleur de giron…
ET/OU
– un mets délicat (ex. : une cuve de tartiflette (bonne blague), une barrique de choucroute d’Obernai, une salade verte-rouge-jaune, un radis noir, un truc qui ne fait pas grossir, une recette de grand-mère, un truc supercalifragilisticexpialidocious, une pitance de l’épicerie de nuit…),
ET
– UN TRUC comme par exemple: un morceau joué par une fanfare de Lesbos, une DJette, un instrument de musique (le piano à queue serait un peu prétentieux et hautement séditieux (pour la queue), un objet fétiche, un souvenir fabuleux, un coin de bottin-potin, un tarot, une idée de débat, une idée d’ébats, un OBJET d’enfance, d’adolescence, une bonne blague, une ironie, une poésie, une nostalgie, un concept, un extrait de LIVRE écrit par quelqu’un.e, un TEXTE de soi, un recueil de poème du 12ème siècle, un extrait de film, un carrousel de diapos (bon, pas trop), une nouveauté dont vous seriez la (ligne) médiatrice, autour de laquelle vous apporteriez tenants et aboutissements, une EXPÉRIENCE, un souvenir câlin ou une claque déclic, un truc à nous raconter, une anecdote du matin, un paradoxe du soir, une chose à partager pour faire jurisprudence ou table rase…un truc quoi!
Pas de Dress Code à la porte
sinon un possible slogan à brandir sur ses lèvres (rouges ou gercées)
ou un T-shirt déchiré à l’entrée:
(tout-petits) Enfants admis,
Adolescents haïs,
Hommes bannis !
PS I très didactique:
– pas de limite dans l’apport des objets mais dans le temps de partage selon le nombre de meuffes en présence
– pas de limite dans l’apport de calories (on aura le temps de s’en préoccuper quand on s’ra mangées par les vers!)
– pas de limite dans l’apport de corps: le vôtre plus celui d’une autre fille, d’une alter femme, d’une partenaire particulière, d’une voisine, …
– Mais une limite de retard, si vous arrivez plus/trop tard, tampix! On aura quand même commencé à déguster…
oui, encore cette tenace loi naturelle des premières lionnes au point d’eau!
PS II:
– On ne confirme pas ou n’infirme pas sa venue,
on vient ou pas, c’est bien ou pas
(vous êtes plus de 200 destinataires, je ne gère pas les réponses)
sauf pour le besoin de babysitting à arranger
=>Cagnotte d’entraide possible, dites-le si besoin.
