365 jours de génocide  : L’horreur continue en Palestine – communiqué de Bruxelles Panthères envoyé aux « gouvernant·es »

365 jours de génocide  : L’horreur continue en Palestine

Boîte de réception

Nordine Saïdi12:55 (il y a 1 minute)
À alexandre, contact, hadja.lahbib, cci : moi

Mesdames, Messieurs,

Le 7 octobre marque un triste anniversaire. Cela fait un an que nous assistons, impuissants, à un génocide transmis en direct, minute par minute. Un génocide soutenu par les États-Unis et par l’inaction complice de la communauté internationale, qui préfère détourner le regard. Depuis 365 jours, la Palestine est la scène d’une extermination délibérée, méthodique et impitoyable, sous couvert de « légitime défense » et d’une guerre contre le terrorisme.

Les chiffres sont glaçants : 3628 massacres recensés, 41 900 décès enregistrés dans les hôpitaux, plus de 10 000 disparus présumés morts – certains peut-être enfermés dans les prisons israéliennes. Parmi les victimes, 11 458 femmes et plus de 16 891 enfants tués, dont 710 nourrissons de moins d’un an. À cela s’ajoutent les conséquences sanitaires d’un blocus et d’une campagne de destruction sans précédent : entre 90 000 et 100 000 morts supplémentaires dus aux conditions médicales et alimentaires catastrophiques.

Le secteur de la santé est au bord de l’effondrement. Près de 1000 membres du personnel médical ont été tués, 34 hôpitaux mis hors service ou détruits, et plus de 10 000 patients atteints de cancer privés de traitement, sans même avoir accès à des antidouleurs. Les conditions d’hygiène et de santé déplorables ont entraîné plus de 1 737 524 maladies contractées, dont 71 338 cas d’hépatite. Parmi les 96359 blessés, plus de 4 000 enfants ont perdu un membre.

Les infrastructures, elles aussi, sont détruites à grande échelle : 86 % des bâtiments endommagés ou totalement rasés, 2835 km de routes et 655 km de conduites d’eau détruits. L’éducation, les services essentiels, tout ce qui permet à une société de survivre est réduit en cendres. 125 écoles et universités totalement détruites, 337 partiellement endommagées. Près de 2 millions de Palestiniens sont déplacés ou sans abri. Les lieux de culte n’échappent pas à la destruction : 611 mosquées et 3 églises totalement anéanties.

Et tout cela ne concerne que Gaza. En Cisjordanie, un apartheid féroce et systémique est en place depuis des décennies. Les Palestiniens y sont dépossédés de leurs terres et ressources, forcés de vivre dans des enclaves fragmentées, représentant à peine 10 % de leur propre territoire. Les colons, encouragés par l’impunité, se livrent à des lynchages et des pogroms, assassinent et torturent des Palestiniens sans jamais craindre la justice.

Comment en est-on arrivé là ? Cela fait 76 ans que cette impunité règne. Plus de 70 résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ont été violées par Israël, sans conséquence. Des centaines de résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies sont ignorées. Les décisions de la Cour internationale de justice, condamnant l’occupation et les politiques d’apartheid, sont bafouées. Toutes les conventions internationales sont violées – la Déclaration universelle des droits de l’homme, les conventions contre le génocide et l’apartheid, et tant d’autres.

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus rester silencieux. Nous vous exhortons à prendre position contre ce génocide. La Belgique, pays qui se targue de défendre les droits humains et le droit international, ne peut plus se permettre de rester complice. Il est temps d’agir, de cesser toute relation militaire, économique et diplomatique avec Israël tant que l’occupation, les meurtres, et la politique d’apartheid se poursuivent. Nous devons soutenir un embargo immédiat sur les armes et appeler à la fin de l’occupation de la Palestine.

L’Histoire retiendra ceux qui se sont tus face à l’injustice, comme elle retiendra ceux qui ont pris la parole, avec courage et détermination, pour défendre un peuple en lutte pour sa survie. Les crimes israéliens ne doivent plus bénéficier de l’impunité internationale, et il appartient à nos dirigeants d’assumer leurs responsabilités. 

Le 7 octobre n’est pas qu’une date anniversaire. C’est un appel à l’action, un cri lancé par la conscience humaine. Il est encore temps de faire le choix de la justice et de mettre fin à cette horreur.

**Bruxelles Panthères**

https://www.ochaopt.org/

voir aussi ongaza.org

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