Avis à la populasse…

Je peux mourir tranquille…

J’ai publié au moins un livre, planté au moins un arbre, fait (au moins) un enfant et ai rencontré Marcello Mastroianni, Faiza Hirach et Saul Williams.

Donc, le panthéon dans lequel les petits cruchons me situe ne fait que redorer mon ego, mon karma.

Chevilles enflées et Cul patenté.

À choisir le BON camp, la question est toute répondue. Merci au frères musulmans de me compter parmi la MilFa.

« AUX DIFFAMATEURS ANONYMES : VOUS N’EXISTEZ QUE PAR NOUS »

Il y a quelque chose de profondément pathétique dans la médiocrité organisée. Depuis quelques jours, des traces de diarrhée politique circulent dans Bruxelles : un pseudo-tract, un torchon, un amas de mots jetés sans style ni courage, distribué par des créatures qui n’ont même pas l’audace d’assumer leur haine à visage découvert.
À ce niveau-là, ce n’est plus de la politique : c’est de la sécrétion.

Et pourtant… merci.
Oui, merci, bande de diffamateur·ice·s anonymes.

Grâce à vous, nous avons reçu des dizaines, des dizaines, des dizaines de messages de soutien, de camarades qui nous aiment, de militant·e·s qui nous respectent, de gens qui comprennent immédiatement que les attaques lâches viennent toujours de ceux qui reconnaissent la puissance d’un mouvement.

Bravo. Vous vouliez nous nuire ?
Vous nous avez offert une campagne de pub gratuite.
Vous vouliez nous salir ?
Vous avez fait briller notre nom encore plus fort.
Vous vouliez nous écraser ?
Votre minuscule existence confirme juste que nous sommes devenus un problème pour l’ordre raciste.

Vous êtes les héritiers des crapules qui ont combattu chaque mouvement de libération.

Soyons clairs.
Vous n’êtes ni originaux, ni intelligents, ni dangereux.
Vous êtes la version low-cost de la longue lignée des gardiens angoissés de la suprématie blanche.

Vous marchez dans les pas :
du FBI de Hoover, qui inventait des dossiers pour détruire les Black Panthers ;
de la DST française qui diffusait de faux tracts pour casser le FLN ;
des services du régime sud-africain qui diffamaient l’ANC ;
des lobbies sionistes qui écrivent chaque jour sur quiconque ose dénoncer les massacres à Gaza.

Vous êtes l’écho minuscule d’une machine coloniale beaucoup plus grande que vous.
Sauf que contrairement à vos modèles… vous n’avez même pas le niveau technique.

Au moins, quand l’Empire attaque, il le fait avec moyens, stratégie, propagande.
Vous, vous attaquez avec un PDF mal foutu et des phrases d’école primaire.
Pathétique est un compliment pour vous.

On ne répondra pas : vous n’êtes même pas au niveau de notre mépris.

Nous avons autre chose à faire que de répondre à des êtres qui n’existent que par projection de haine.

Pendant que vous imprimez vos bêtises :

nous accompagnons des jeunes racisés criminalisés par l’État,
nous protégeons des familles victimes de violences policières,
nous dénonçons un génocide reconnu par les instances internationales,
nous travaillons à la libération des opprimé·e·s,
nous renforçons une conscience politique que vous craignez plus que tout.

Et si notre simple présence dans le paysage politique vous provoque des démangeaisons,
si notre existence vous brûle l’estomac,
si notre nom vous donne des insomnies…

nous en sommes profondément ravis.

Parce que cela signifie que nous faisons EXACTEMENT ce que nous devons faire.

Vous ne nous attaquez pas parce que nous sommes faibles, mais parce que nous sommes efficaces.

Soyons honnêtes :
si Bruxelles Panthères était insignifiant, personne ne gaspillerait une impression couleur pour nous diffamer.

Si nous étions décoratifs, intégrés, inoffensifs,
comme certain·e·s aiment les Noirs et les Arabes dociles…

vous nous laisseriez tranquilles.

Vous nous attaquez parce que :

nous avons brisé la façade hypocrite du « vivre-ensemble » belge ;
nous avons mis à nu la complicité locale dans le génocide palestinien ;
nous avons fait exploser le mythe d’une police neutre alors qu’elle est racialisée ;
nous avons perturbé votre confort blanc bruxellois ;
nous avons rappelé que les descendants de colonisés n’ont plus peur.

C’est ça que vous essayez d’étouffer.
Et vous n’y arriverez jamais.

Votre anonymat : le signe ultime de votre lâcheté.

On connaît ce genre de créatures politiques :

trop faibles pour débattre,
trop fragiles pour assumer,
trop insignifiantes pour exister publiquement,
trop dépendantes du système pour le critiquer ouvertement,
trop paniquées pour signer leur nom.

Vous êtes la version militante du compte fake sur les réseaux.
Des anonymes qui aboient parce qu’ils savent que sans masque, ils n’oseraient même pas chuchoter.

Et vous croyez nous atteindre ?
Nous, qui avons affronté des flics armés, des ministres, des éditocrates, des sionistes assumés, des fascistes déclarés ?

Vous êtes un grain de poussière dans le désert de nos luttes.

Et pour finir : assumons l’essentiel

Vous voulez nous faire passer pour des « extrémistes » ?
Parfait.

Oui, nous sommes extrêmes — comme toute lutte juste face à l’injustice extrême.
Oui, nous sommes antiracistes — non pas de salon, mais politiques.
Oui, nous sommes anti-impérialistes — parce que les peuples méritent de vivre libres.
Oui, nous sommes antisionistes — parce que le sionisme tue des enfants à Gaza depuis 1948.
Oui, nous sommes décoloniaux — parce que nos corps portent encore les cicatrices de vos systèmes.
Oui, nous sommes enragés — parce que l’apathie est un luxe que les opprimé·e·s ne peuvent pas se permettre.

Si ça vous dérange,
si ça vous secoue,
si ça vous révulse…

c’est que vous êtes du mauvais côté de l’histoire.
Et vous le savez.

Pour en finir, vous n’êtes rien. Nous sommes un mouvement.

Vous êtes un tract anonyme.
Nous sommes une organisation.

Vous êtes une rumeur.
Nous sommes une lutte.

Vous êtes la bile des puissants.
Nous sommes la résistance des peuples.

Vous êtes un bruit.
Nous sommes un rythme.

Vous êtes déjà oubliés.
Nous sommes déjà hérités.

Continuez donc à diffamer.
Nous continuerons à avancer.

Et croyez-moi :
Vous n’êtes pas prêts pour la suite. »

Nordine Saidi / Bruxelles Panthères

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