Sur ma toile, un fouillis, un encombrement sonore, une dérive des substances.
Les couches superposées ne fondent pas, elles s’entassent, obèses réalités outrancières.
TOUT pourrait être en symbiose, perpétuant une osmose du petit chaos, la nature en quelque sorte.
MAIS NON, évidences rances…
RIEN ne se digère, tout expectore à chaque image, chaque détail est une montagne, chaque point est une pérennité blessante. A quoi sert le concept d’éternité sinon à se pourrir l’espace, à nourrir l’espèce.
Retour au pain, au lait, au bois, au derme dru car le dérèglement des matières n’a pas de racine, sauf dans l’erreur et le vestige.
On ne vit pas très bien dans un grenier à blé rempli de colza, c’est essentiel.
