constat

La petite mort ne m’a rien appris, sinon que l’acharnement du ‘mortateur’ (le pratiquant de la mort) décharne l’âme.

Je tiens en mon sein une partie de mort, elle vagabonde entre mes chairs, elle virevolte au son de la cloche du périple… à chaque voyage, elle s’accroche à mes frasques, mes formes, mes élans.

Il a tué la ressource cachée au creux du simple. Il a meurtri mon instinct. La survie n’est que quotidienne, point rigoureuse, encaissée, calée. En contemplant la souffrance qui me retient, car l’abandon n’est pas ma raison, je compte les points qu’il affiche sur son tableau de chasse, mes pieds sont partis avec lui, ils marchent dans l’obscur, mes mains sont effilochées, raturées par ses multiples suppliques de Casanova ténébreux, mon ventre s’affaisse, se tient mal, dérive vers un sexe oublié, terni par l’œil ‘putréfacteur’.

Le seuil du corps rapetisse, s’épaissit… il se peut qu’à ma mort, j’ai pris de l’avance sur mon temps.