l’Abime et moi – réponse ponte en sangs

Je lui (im)pose la question (le ? est dedans, quelquepart!)

[ Mil a dit :  » Mensualité ou Menstruation » ]


&


[ I A.M @ 14:24:22 ] re-pond:

« Le venin biblique flaire l’hérésie sous chaque ombrelle, il se détourne des pleureuses morveuses et capte la fréquence régulière, l’assurance diabolique de l’or païen. Ces rigoles sacrificielles flirtent avec le diable et embrasssent l’intérieur de l’affranchi glorieux. La divinité mûre et emmurée se cache, se contorsionne à l’intérieur de schémas d’angles étranges de petites divinités ovoides indexés entre elles et sèment un individu selon une logique argileuse et fomante ces exigences aquatiques, elle touche les fonctions primaires, cale sa bouche dans l’obscurité et avale son vide. Elle s’entame alors d’un chant barbare, un chant de Lune, de pulpe rouge, un chant ravagé de marées, un chant où la moisson se fait de matière primordiale, où la caresse cosmique embrasse la matrice jugulaire  langoureusement et la presse contre elle en décubitus. Et si la matière souffre, la divinité biologique s’en balançe pas mal bien sûr, mais en contraction limpide, parfois fièvreuse, en palette froide sur le visage aérien, mais toujours en silence studieux. Une éminence sanguinaire qui badigeonne les cratères de malédiction pour danaïdes meurtrières. Elle tire sur les tendons, ploie l’inversion, se gaspille, sirote nos présomptions de son magma et digère notre culpabilité en rêveries jusqu’à compulser les jours. Elle décuivre nos corps, déflore l’épine et active la démangeaison protocolaire à recevoir les ovules germes de la divinité biologique. Des larmes polynucléaires qui irradient l’ensemble de frêles secousses stalagmites, les doigts inquiets, les iris citrouilles fixent le bas, la bouche s’inverse. Le Sang est quantique et la respiration est plus que tout métaphysique, les cours d’eau s’entrecroisent, les carrefours fourmillent d’angoisses stupides et la matrice reste pleureuse, la divinité le veut. Et l’on perçoit le voile vagument angoissé des pupilles masculines mais l’iris brûlante pose la question, quel peut-être le goût de ce puits pourpre d’Inconscient pur… »

 

je LUI réponds:

 

Nous avons croisé le faire, l’assez, la énième fois sur une planche à décaper. Les pattes des hommes pendaient dans le vide quand nous offrions l’aven. Petites caves sexuées, nous sommes des palettes pour les chars d’insultes qui nous écrasent d’un étrier ou d’un pied poids.

Nous allouer le pieu ne va pas nous rendre notre libre abri, vous mentez, chers hommes.

Nos matrices pétries, nos sillons labourés, nous inventons EN CORPS des jeux d’hiver où les poussins grillent, les oursins vrillent, les essaims prient, les voisins crient…etcetera ! (Exècrera !)

 

Narguant les horreurs boréales, nous respirons le vice et l’amour dans la même vague, dans le même reflet de lame. Pointés sur nos fosses, les vits battent le flan(c). Et vlan, un descendant. Et vlan, un descendu.

Ceux-ci n’ont rien d’idéal, ni suprême, nous perpétuons les ravages avec la valeur du sang en guise de principe premier.  Le monde nous a donné un trou, nous le comblons de glaires vermeilles, de bouillie carmine pour nourrir l’infâme appétit de ceux qui sont déjà nourris. Tout en sollicitant l’essence, nous dérivons vers la dérive incontinente, incapables de briser l’iceberg. Damasquinées d’ordures, nous nageons dans les braises comme un oisillon tombe du nid, comme une pierre coule dans les airs.

Si seulement, nous n’avions pas suivi la lune, si encore nous ne nous étions pas gorgé d’air, si nous nous étions affamé pour les laisser, seuls dans leurs chiures, prenant chèvre et poule pour épouse, accaparant corps et armes pour vaincre l’absolu qui n’existe qu’à l’envers.

RIEN (quatre lettres pour dieu) n’a rien fait pour celles qui s
ont tombées pour l’enfance…

Et pourtant, nous souhaitons que le reflux ramène nos amours mortes à la surface du marais. Peut-être que bientôt nous tricoterons des anges à tour de brassière… et que le cœur des tombes sera fait d’écho plutôt que de marbre afin que les coups frappés contre la Terre ne chuchotent plus jamais.

 

© Milady Renoir

Art by Lyzane Potvin

 

(quand Chloé D. nous avait traité « Petites Filles de Valérie Solanas« , nous avions nié… pourquoi alors?)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(…) Et tout ceci dans la plus incomplète des incapacités à nous parler…