orties orties…mots d’impasse.

La frise chronologique attise l’aurore… tu n’auras pas d’un chocolat, la langue ne sort plus que pour cracher la vertèbre du coeur. Mon devoir s’émiette, le marchand de miroirs se fout de moi, il ne m’en donnera plus jamais.

Aux alentours du vide, le calme se fait, comme un silence joyeux, révélé.. le vent acide reste dans l’horizon, comblé qu’il est par l’essence de la colère.

à peine mes cuisses posées sur ton verre, l’éclat disperse mes chairs sur le comptoir gris.

mes branchies noyées, mes branches sciées, je m’étale de tout mon métal rouge.

le mouton mâche mon lit de feuilles, il chiera sur mon crâne quand je dormirai enfin.

la petite fourchette qui me sert d’âme creuse la terre, la racine jaillit d’un élan de pétrole, bientôt, on ne verra plus que le faît de mon cul.

Le billot est aiguisé, assez de vous dessus, chers juges, regardez mon expansion de skins, paraissez dignes devant tant de laisser aller mais laissez la place aux aiguisés, aux serrés, aux pointus, rien de vous ne sied ma répugnance.

 

Oui, j’ai fauté, oui, j’ai avalé la maison, le jardin, les dieux et ma main.

le miel des pierres n’a plus le goût de mon enfance, plus aucune goutte ne se disperse sur la roche sèche alors je reste adossée à la vengeance, mon petit météore vénimeux prêt à être lancé dans l’air.L’algue s’enroule comme un boa-constrictor nourricier et meurtrier.La courbe de l’as de pique dégueule son trop plein d’encre dans mon matin brun.

 

Je vais regarder ce jour, comme jamais.

Je vais regarder ce pont, comme toujours.

 

j’échange mon rêve contre une dernière chance…