mon côté Lettre à Elise

Klangforum Wien - Symposion

tenir le piano au bout du poing n’est pas musical, on sert les sons sur un plateau bleu qui ne reflète rien, ni cieux, ni dieux. on croit aux choses de la vie, celles dont les générations parlent depuis si longtemps. On pense aux violons que les bals amusent. On (un peu con) glisse sur des hautbois géants, qui délimitent les portées, les avancées (andante).

On aime les premières comme les dernières notes, celles qui alourdissent l’air, qui rendent un chat, félin, un chien, copain.

on vibre comme des petites clochettes en fer, posées sur un rebord de cuisine, pour faire peur aux oiseaux. on aime la musique parce qu’elle emplit le silence beaucoup mieux qu’un mot parfait. voilà, les oreilles sont mieux que les yeux, c’est surtout ça que je voulais écrire, mais j’ai pas pu m’empêcher de dériver. c’est voulu.