Désirs / Pulsions / Instruction

www.myspace.com vronqCatégorisation  :Saint-Augustin fut le premier à distinguer trois types de désirs, la "libido sciendi", désir de connaissances, la "libido sentiendi", désir sensuel au sens large, et la "libido dominendi", désir de dominer. Cette catégorisation a connu une certaine prospérité et a été reprise par de nombreux auteurs, poètes, écrivains, penseurs occidentaux, notamment Jansénius et plus récemment par l’écrivain romantique allemand Goethe (cf. Faust). Dans les sociétés humaines :Si la libido n’a guère changé au cours des âges, l’expression de la libido a, en revanche, énormément varié. Selon toute vraisemblance, la Vénus callipyge n’exciterait guère l’homme moderne, alors qu’à l’inverse la Vénus modiglianique n’exciterait guère notre ancêtre de Tautavel ou de Cro-magnon.Pour la femme soumise à un cycle sexuel régulier, la libido maximale est atteinte 14 jours après les règles (au milieu du cycle) : c’est l’œstrus, époque où un maximum d’hormones femelles est sécrété.Pour l’homme, la libido, quasi permanente, est la résultante des stimuli intérieurs, les fantasmes, les pulsions (le ça dirait Freud) mais aussi des stimuli extérieurs (vues, aperçus, phéromones,…).Là aussi le fonctionnement est cyclique mais le cycle est tout autre. En vue de produire l’érection, la libido déclenche la sécrétion – cérébralement par l’axe hypothalamo-hypophysaire- de la testostérone (l’hormone mâle par excellence) et la testostérone à son tour excite la libido (selon une boucle de feed-back autorégulée). Physiologiquement, le but de l’érection est de produire une éjaculation fécondante; elle-même source d’introduction de gènes nécessaires au maintien et au développement du patrimoine génétique de l’espèce (humaine en l’occurrence). Adjuvants & stimulants En vue de parvenir ou d’augmenter l’état de plaisir maximal, les femmes et surtout les hommes recourent à des adjuvants :         soit culturels (musique, danse, poésie, littérature, etc.) ;         soit chimiques ou végétaux, cependant à part quelques produits (piments de toutes sortes, substances hyperprotéinées…) la plupart de ces aphrodisiaques (cognac, gingembre, galanga, Bois-bandé…) n’agissent que par effet suggestif, en provoquant une stimulation (ou pour les plus inhibés en permettant une stimulation de l’axe hypothalamo-hypophysaire). Ainsi les peuples de culture sinisante raffolent d’ailerons de requins mais aussi de pénis de tigre séché(!) , de « cornes de rhinocéros » et autres « pierres d’ours », substituts phalliques censés les sortir d’un état d’impuissance temporaire ou même permanent. Tout cela serait plus folklorique que réellement nuisible, s’il n’y était consacré de véritables fortunes (c’est, d’après l’ONU, le troisième budget mondial après le trafic de drogue et le trafic d’armes). Le problème est que, ce faisant, ces pratiques ont déjà entraîné la disparition de plusieurs espèces animales remarquables (tigre blanc de Malaisie, rhinocéros de Sumatra…). ;          soit mécaniques (voir B.D.S.M.).  Dans les sociétés animales Contrairement à l’espèce humaine, il existe des périodes de libido intense (au printemps, en automne, selon les lunaisons…) : les chaleurs chez les femelles et le rut chez les mâles. Du mois de juillet au mois de novembre, la testostérone (hormone accroissant l’agressivité) dosée chez les cervidés adultes, l’est dans un rapport de 1 à 1000. Ainsi le chevreuil, très craintif habituellement, devient hyper agressif en période de rut et défend ce qu’il considère comme son territoire d’une manière effrénée (allant jusqu’à attaquer les voitures roulant sur des axes traversant des bois …). De ce simple fait, les chevreuils ne peuvent être élevés en captivité…Mais l’exemple le mieux étudié, à ce point de vue, est celui des sociétés de lions. Devant introduire dans le cycle reproductif (et donc dans le stock génétique de l’espèce), une quantité maximum de leurs propres gènes, ceux-ci entrent très rapidement en compétition avec les autres représentants mâles de leur espèce. En général, au cours de combats sans merci, les plus jeunes des mâles attaquent régulièrement les plus vieux (qui sont à la tête d’un clan donc d’un harem respectable), jusqu’à ce qu’un jour, le grand âge de ces derniers les amène à se faire détrôner. Et ainsi de suite. En cas d’échec, fréquent, ils se rabattent sur des femelles isolées. Mais celles-ci ont le plus souvent en charge un ou deux lionceaux qu’elles allaitent, donc, elles n’ont plus ni œstrus, ni libido. Alors pour relancer le cycle reproduc
tif, les jeunes mâles n’hésitent pas à sacrifier les lionceaux… Cruauté inutile, semble-t-il, mais comme disait le grand Buffon : « Dura lex de naturae, sed lex ».