en vie

natalie lamotte violence du vivant
de la sentir au fond de moi, cette chose vitale, une grosse pénétration par l’envers, le pied dans la pelouse marécage, avec les peaux et les chairs complices de l’instant.

barricader les portes et les vasistas pour faire d’un coup toutes les audaces.

mettre les doigts autour de cette vie et l’introduire en force, démarrage et vibration au son de la cloche. Pétrir. Pétrir. Pétrir.Mordre.Mordre. et gicler en soi comme un devin dans le sang. Enfermée au fond de tout, seul mon embarras de l’avoir engloutie sera le témoin de l’anéantissement. La mousse et le hameçon, singuliers ennemis pris au piège de mon large ventre. J’ai avalé l’essence, et l’allumette continue de faire psssssssssssshhhhttt….