Un commentaire

  1. L’ange

    Qui avait mis ce jour lointain les pieds sur la terre
    Et ressenti le plaisir touchant de l’humide
    Puis celui si profond de la peau (pourtant si superficielle)
    S’était vu à cet instant doté d’un sexe.

    Il se caressa, genoux en terre, en guise de merci,
    Et inonda le sol de son plaisir opalescent.
    Mais lorsque ensuite au moment de partir
    Il posa les pieds dans la glèbe blanchâtre,
    Il fut incapable d’en sortir.

    Alors il se transforma en arbre,
    Pour vivre là le plus longtemps possible,
    Ecorce sombre et rongée,
    Ailes de bois atrophiées,
    Jusqu’à ce qu’une jeune femme
    Qui l’entendra chanter le rende au ciel.

    C’est chose faite.

    J'aime

Les commentaires sont fermés.