ben tiens…
« Bonjour,
Comme vous le savez la première édition du concours d’écriture de nouvelles ROCK est close depuis le 1er mai 2009.
Vous avez été nombreux à participer à ce concours: 117 nouvelles reçues avec un rush sur les dernières heures du concours. De partout en France mais aussi de Russie, de Belgique, de Suisse, les nouvelles sont arrivées.
De 13 à 64 ans, le thème vous a inspiré de magnifiques textes, certains écrits avec les tripes, beaucoup sentent le vécu, la bière et le rock’n roll.
Qui va remporter la magnifique guitare ? Qui va connaître l’amour, la gloire et la beauté ? Plus que quelques jours, quelques heures avant l’annonce du palmarès. Le suspens est à son maximum !
Le jury clôture ses délibérations et le résultat sera annoncé le 19 juin 09 entre 18h00 et 19h00 au Café Littéraire de la Librairie Dialogues à Brest , l’occasion d’évoquer les liens étroits entre rock et littérature. Vous êtes les bienvenus.
Chaque participant sera informé par mail du palmarès avant la fin du week-end prochain.
Parmi les très nombreux textes reçus, voici en lien la liste de ceux que nous avons retenus et transmis à l’ensemble du jury, la catégorie (Adulte ou Jeune) et le nom et prénom de leur auteur. Le ou la gagnante fait donc partie des textes suivants.
Quelque soit ces résultats, nous espérons que vous aurez pris autant de plaisir à écrire ces nouvelles que nous à les lire et que nous partagerons avec vous ce plaisir en mettant en ligne les nouvelles gagnantes !
Jean-Pierre Jaffrain
Café Castor«
là: http://mycafecastor.googlepages.com/préselectionconcours2009
et mon début de nouvelle, dédiée à FP Mény, est le suivant:
A FP Mény
Sacré Cœur
Ici, la ville. Blanche selon l’heure. Au milieu, un point, noir, un sacré cœur coincé entre les seins de Notre Dame de Lorette. Plus loin, une rive du canal Saint Martin, il est soleil de midi. C’est dit. Jack Russell fait un petit à la jambe de Ramona. Il branle sa peau laiteuse. Entre leurs pattes, les sacs à dos de mauvaise fortune transpirent. La rue, terrasse interminable, dresse la liste : un banc vert merde de pigeons, trois vieux gris, quatre litres de vin rouge Ed et une dizaine de pupilles blanches. Vue sur le néant. Avec tout ce vent sans courant, le génie de la Bastille a pris un coup de froid. Les miséreux des escaliers ont la dent moins dure que la vie.
Ramona, percée comme un panier, aime les motards, les tocards et roule dans les brancards. Évidences. Ramona, tatouée comme un mur taggé de la Gare Sans Hasards, hait les bagarres, les fanfares et vient de Navarre. Récurrences.
Stan l’aime accessoirement. Il dit femme de clodos, femmes des potos, comme il brève de comptoir, cet homme de bar sans pilier. Ramona l’aime assez pour qu’ils traînent main dans la main. Lendemains poinçonnés. Fourmis dans les jambes, crabes dans la culotte, Ramona geint…
– Stan, on y va ?
– Bye Domi, ciao Grano… Lucien, t’as pas mon blé ? Putain, Christa, t’as eu un môme ?…
Railleries. Rails. Rails. Rails. Ceux qui meurent paieront le train.
– A ce soir les mecs ? Virée chez les bobos blaireaux !
la suite dans un prochain épisode…
