Compte rendu de la 69ème soirée filles avec une cervelle (chacune) à Schaerbeek

Compte-rendu de la 69ème soirée Filles avec une Cervelle (Chacune) du dimanche 9 mai 2021 (après une pandémie et demie)

Marin : Audrey Célestine et le livre Des vies de combat, femmes noires et libres, aussi son intervention sur la cancel culture dans l’émission 28’, sur la représentation limitée des femmes noires militantes dans les médias maintsream, sur les femmes noires alibi des débats entre universalisme et décoloniale (cf. Rachel Khan et son livre Racée).

Aussi la vidéo et chanson de Gabriels – Love & Hate – sur les rapports de dominiation entre sujets et objets dans l’image filmée, spécifiquement des sujets des dancefloors et des danseurs, sous un angle ethnographique « La définition actuelle du dancefloor est quelque chose qui nous a toujours fascinés. C’est un espace dans lequel nous nous exprimons en fin de compte. Cependant, en tant que grands fans d’Adam Curtis, nous avons toujours été fascinés par les origines et les définitions. Les relations complexes entre les sujets et les histoires qui nous sont racontées pour en apprendre davantage sur eux. Lorsque nous avons commencé à faire des recherches sur l’histoire du dancefloor et que nous avons découvert que Thomas Edison était l’un des premiers à filmer un dancefloor et qu’il le monétisait. Nous pensons à où nous en sommes maintenant et nous demandons ce que nous avons vraiment appris? C’est le concept du film Love and Hate in a Different Time. » – Gabriels

Léïla : Comment faire communauté de mères et comment s’affilier à un réseau de soutien aux parturientes. Travail d’études sur des réseaux par sa sage femme, réflexions sur la coparentalité (cf. concept travaillé par Donna Haraway « Make kin not babies »). Appel à faire intimité et partage dans les tâches concrètes, directes.

Henriette : charges mentales et autres indices de solitude des mères, additionnées aux précarisations multiples.

Cf. groupe en non mixité de mères monoparentales : Mères Veilleuses

MC : Emilie Zoé et sa Tiger Song

Le jour de travail d’Aurélie William Levaux : « Dans ce recueil de textes et de dessins, Aurélie William Levaux livre ses réflexions sur le travail. Partant de son statut d’artiste femme, elle laisse libre court à ses pensées en questionnant son quotidien et ses pratiques. Dans un monde où l’on doit travailler, pour un salaire, pour s’occuper, pour exister, pour manger, y trouve-t-elle son compte ? « Le travail, c’est la santé, disait Papy. » Quelques décennies plus tard, sa petite fille en doute. Revenant sur ses expériences professionnelles de jeunesse douloureuses, reprenant des phrases entendues ici ou là, elle se confronte à un concept qui la laisse perplexe, surtout en pleine crise des gilets jaunes.

Aussi, synchronicité du livre-film dont le narrateur est un TU, Un homme qui dort de Georges Perec que MC n’a pas encore lu mais c’était comme si, à force de l’évoquer. Vivement un podcast où plusieurs chroniqueur.ses parleraient de livres qu’iels n’ont pas lu mais dont ils savent déjà. Cf. Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? de P. Bayard

Mathilde : Chanson chantée par Mathilde, de cette chanson présentée au concours de chant de la veille qui a été écrite entre plusieurs fulgurances, entre rêves et horizons lointains. D’une rive à l’autre, et des exigences du chant.

Valentine : L’HORIZON EST ICI, POUR UNE PROLIFÉRATION DES MODES DE RELATIONS de Myriam Suchet : « Dans un monde où les liens se crispent, se liquéfient, déployer des formes de vie solidaires et émancipées implique de s’arracher aux modes de rapports établis et d’en expérimenter de nouveaux. Mais lesquels ? Ce livre invite à porter attention aux qualités singulières de toute relation : chaque page reprend la structure du Talmud pour agencer un ensemble de matériaux empruntés à différents univers d’action, de création et de réflexion. Les textes et leurs interprétations littéraires opèrent comme des agents de liaison permettant de caractériser les modes de relation en dehors des termes habituellement employés pour les désigner et, ce faisant, ouvrir une brèche où être en lien autrement. L’autrice tente ici de décaler nos manières de regarder et de pratiquer les relations aux autres. Et pour cela, elle expérimente un livre qui emprunte sa forme au Talmud.

Les textes et leurs interprétations littéraires nous font cheminer parmi 140 extraits aussi divers que singuliers allant d’Henri Michaux, à Suzanne Jacob, en passant par Paul Celan, Sony Labou Tansi, Marguerite Duras ou encore Alain Damasio. »

Myriam Suchet est maître de conférence à l’Université Sorbonne Nouvelle et directrice du Centre d’études québécoises de Paris 3. Elle a écrit deux précédents ouvrages pouvant former, avec L’horizon est ici, une trilogie dessinant sa manière de concevoir les pratiques hétérolingues.

Précédemment parus : L’imaginaire hétérolingue : ce que nous apprennent les textes à la croisée des langues, en 2014 chez Classiques Garnier et Indiscipline ! chez Nota Bene en 2016.

Résonnances envers les questions de Valentine sur les effets de traduction et de redynamisation des mots, comme en français qui est possiblement en françaiS à savoir les possibles des français (langues, pas Habitants).

Silvia : Pour vrai (The way you touch me) de Mara Joly. (Trigger Warning : viol)
Ce court métrage de la comédienne et réalisatrice dépeint la réalité occultée du viol conjugal.

Aussi, Luis Cilia – Meu país (Versão de 1973) – Luís Cília est un chanteur-compositeur portugais né en Angola, exilé en France entre 1964 et 1974 pendant la dictature salazariste qui, à travers son engagement politique et les textes qui composent ses chansons (notamment Meu país, écrit par son ami et poète Daniel Filipe), a fortement condamné la guerre coloniale et le manque de liberté au Portugal avant la Révolution des œillets. Pendant cette période de forte immigration portugaise en France, très sensible au sort et aux conditions de vie déplorables de ses compatriotes, l’artiste a composé en 1968 une chanson en français dédiée aux immigrés de tous horizons, qui faisait partie de la pièce de théâtre de Jean-Pierre CHABROL “Ma déchirure”, dans laquelle il jouait un rôle (une chanson qui n’est pas sortie sous forme de disque). “Les immigrés, ils retrouvent leur patrie dans le coeur de leurs amis…” Luís Cília, chante Les immigrés (extrait d’une émission de la télévision française diffusée en 1969 – YouTube) –  luiscilia.com

Anissa : Emotion suite au documentaire TEMPS PRESENT de la RTSuisse sur les revenant.es de mort imminente. Passion sur les études d’états de conscience comme ceux de Steven Layrens à l’UCLiège. Constat des effets de l’EMDR sur les états post-traumas.

Visions de l’au-delà le Paradis – l’ascension des âmes et le tunnel de lumière, de Jérôme Bosch (1450-1516)

Milady : projection et discussion du documentaire Derrière les fronts, RÉSISTANCES ET RÉSILIENCES EN PALESTINE d’Alexandra Dols autour des chroniques, du regard et du travail de Dr Samah Jabr, psychiatre et psychologue à Gaza. Besoin de revisiter une des nombreuses réalités du peuple palestinien en plein énième raid d’Israël. Discussion et échange autour du film et des violences coloniales d’extermination menées par l’état illégitime d’Israël.

Des rassemblements ont eu lieu ce samedi, au milieu des amalgames entre antisionisme et antisémitisme
de la part des états complices d’israël.
A Bruxelles, un rassemblement a lieu tous les 2ème vendredis du mois devant l’Ambassade d’israël
40 avenue de l’Observatoire à Uccle…

La 70ème n’est pas encore programmée, mais elle a aura(it) lieu cet été, anyway.

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