Toute conversation de voyage vers l’ailleurs menée par la blanchité est ethnologique, « teintée » de curiosité, menée par une prospection d’altérité descendante et une posture pénétrante.
Tenter de comprendre sera une dissection.
Rencontrer sera un rodéo.
Manger, remuer, photographier, raconter est prédation.
Chaque printemps, chaque été, chaque automne, chaque hiver, j’entends ces derniers espoirs de vivre une expérience hors Occiden-tale, hors sols pourris, hors fin d’ère. Une nostalgie coloniale?
Vers Mars ou faire la Thaïlande
Adorer le Sénégal ou traverser le Pérou.
Humer l’ayahuesca ou sniffer du chia.
Expérimenter pour creuser le sillon siphon.
Rien n’y fait, l’indécence de la quête et l’incapacité d’icis complexifiés, critiqués mais en visée de réparation, tant narrative qu’écologique, est sans cesse réitérée, répliquée, amplifiée.
À quand le silence (j’ai pas dit mystère)
À quand l’opacité démesurée
À quand la fin de la demande.

