Ayiti relie les points entre résistance et reliance

Depuis vendredi, j’ai de la chance, je me suis retrouvée entourée de corps-esprits qui m’ont donné – titillée – revigorée. Grâce à l’espace temps posé sous les arches de tours&taxis (entre des arbres sous serres et des bureaux entrepreneuriaux) par le Festival des Arts Vodoun, mettant cette année Ayiti à l’honneur, y a eu causeries.

en présence de Marie-Laurence Josselyn-Lassègue, journaliste haïtienne, enseignante, militante féministe et culturelle, femme politique et plusieurs fois ministre dont du ministère de la Culture en Ayiti.

Vu que je donne parfois des airs de pas-y-toucher, voire d’ingrate (#histoirefamiliale), je remercie les chemins qui mènent aux creux, quelques gens ici remerciés:

Y a Jean Lherisson – depuis son oration baryton de cordes vocales à peine retrouvées – qui rappelle combien les assemblées révolutionnaires n’attendent pas que le colon ait le dos tourné pour s’organiser. Le vodoun comme ferment politique de peuples dépeuplés

Y a Manbo Dada reliant sans relâche depuis sa quête de justice sociale-spirituelle les contours sensibles d’une pratique de soin communautaire ouverte et généreuse du vodoun qui a bien entendu été diabolisée et criminalisée par les autorités dogmatiques de l’empire colonial catholique. Aussi Présidente de l’assocation de lutte des Choisis (fRance) – voir ci-après.

Y a Bawon Lakwa qui nous a reconnus PartnersInCrime depuis que nos amis Soledad Kalza & Sina Kienou nous ont fait témoins de leur Union Sacrée. Alors on a ri-dansé-segmenté autour des cadences qui emmêlent profondeur et légèreté. #YaMaisonCloseEtHôtelsdePasse ++ Merci à Lele Vanyan pour le travail sur les restitutions vers les lieux des crimes – Le spectacle Zonga sera bientôt rejoué à Espace Maghhttps://www.nofi.media/2024/11/zonga/92182

Y a Ach. & Ele sur nos stratégies non pas pour fuir l’hétéroviriarcat mais pour l’infltrer de gymkhana gynécéen. Trucs & Astuces pour encore jouir et pas tant subir / dresser la manne des men / les a(n)imer mais pas « trop ».

Y a Sina Kienou qui a joué avec Kansy le blues mandingue, des instruments et voix du Bwa jusqu’aux ondes électriques. Griot de Feux Et Homme au Coeur Mondial. #AlbumQuiSort

Ce duo jouait en première partie de Sona Jobarteh, griote à la kora et aux mots justes, entourée d’incroyables musiciens dont son fils au balafon – N’hésitez pas à soutenir son académie de musique en Gambie qui permet à des centaines de jeunes musicien·nes de suivre un parcours académique de musiques, avec l’assurance d’éducation, de soins et d’appuis spirituels et socio-économiques: https://sonajobarteh.com/gambia-academy

Y a Mams qui, depuis l’espoir et la force, observe et préserve la force que Ousmane SONKO et ses compagnons produisent au Sénégal tandis que Diomaye trahit (pas seul / sous influence) pays et peuple, Mams qui observe et défend l’organisation des locales PASTEF LES PATRIOTES / L’OFFICIEL 🇸🇳, rappelant peut-être les stratégies des communes dans d’autres territoires, tels que le Venezuela qu’il ne faut pas oublier tandis que l’Empire capture présidents et pétrole. #MeilleurBissapEver

Y a Julie Jaroszewski qui continue à me mettre dans la tête les strates de l’Histoire, y compris avec le film Revolution will not be televised, vu jeudi (Merci Mariefrance Deprez pour la projection Attac Bruxelles) – disponible sur Proletarian TV – merci Thierry Deronne et résistant·es sur place de tenir le mouvement du phare contre les points de non-retour

#vengerLahaut#vengerLumumba#MaisonSduPeuple

Y a Gia Abrassartet Modi Ntambwe qui relient les pointillés de savoirs être et faire pour que communauté rime avec communs.

Y a Ketly Astier et l’association Liège aide Haiti pour le travail endurant pour soutenir Haïti:https://www.rtbf.be/…/haiti-a-travers-sa-diaspora-ketly…

Y a le vin sec d’ananas Pain de Sucre du Plateau d’Allada du Bénin, cuvée aux noms d’ Angélique Kidjo et de Toussaint Louverture pour affiner la salive. #recherchededistributeurs#YaUneBièreAussihttps://maisondalla.com/

Y avait aussi la veille un énième massacre en Ayiti, un de ceux silenciés par les merdias imbibés de faits divers et de fake news. Pensées fortes vers les camarades qui luttent pour qu’Ayiti ne soit pas engloutie par les sbires de l’Empire.

« Parmi toutes les formes manifestations anti-esclavagistes dans la colonie de Saint-Domingue pour aboutir à la victoire finale des Indigènes, la cérémonie du Bwa Kay Iman a joué un rôle prépondérant. De part sa double expression qu’elle traduit: le rejet d’un système esclavagiste et le rejet d’un système divin qui le sous-tend.

Pour Manbo Dada, la présidente de l’Association lutte des choisis: « Pour faire démarrer la révolution haïtienne, motiver les esclaves, il a fallu passer par le Bwa kay Iman. Cette cérémonie à la fois politico-religieuse a été le catalyseur d’un éveil d’une conscience collective ». Elle ajoute « c’est dans cette logique que l’association lutte des choisis non seulement célèbre son anniversaire, mais aussi de rendre hommage à la cérémonie du Bwa kay Iman ».

Tout comme Manbo Nagela, responsable de la partie événementielle de l’association, la présidente pense que la cérémonie du Bwa kay Iman peut nous servir de repère historique. « Dans l’état actuel se trouve notre pays, nous devons inspirer de cette cérémonie pour le sauver. Parce qu’elle évoque le vivre ensemble, la mise en commun pour une cause juste et c’est ce qui manque à l’haïtien d’aujourd’hui. Toute le monde s’identifie à la mégalomanie tandis que le pays continue de vivre sa détresse existentielle », affirme-t-elle. »

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