inamitiés

je ne suis pas douée pour être amie, je pense mais ne fais pas, je fais mais ne pense pas.

 

elles me reprochent l’ingérence et je chute devant.

elles me reprochent l’absence (tandis que je crois observer) et je chute derrière.

mes intentions sont sous les roches, l’eau est claire d’un seul côté du miroir et personne ne s’appuie sur le bord.

j’attends la prochaine accalmie pour fermer la grotte.

 

(fontaine, je ne boirai PLUIE de tes eaux)

 

quand je serai marée descendante, je prendrais mes pas et mes pieds avec moi et parcourerai l’indécence, celle qui me tien plus à coeur, celle qui m’éloigne de leurs reproches amers.

j’ai l’attention du renouveau tout autant que l’illusion de l’éternel.

je suis fatiguée de ces sorties en mère, je crois que ma coque va se déchirer et que je m’échouerai sur mon propre limon.

mes mouvements frôlent les ailes du papillon et tout s’échappe en une volute décimée, rien, ni personne ne peut voir le phare quand la lumière n’est pas tendre.

et tout ceci n’est marin que par procuration, parce qu’au fond, je suis un signe de terre, enfoui dans un sarcophage creux, vide, qui n’attend que les bandages pour célébrer la vie.