Silence, je tourne

Claes oldenburg Dropped off muffler

Silences. Je tourne, en rond, un peu, en clair, sur tout. L’écriture n’est plus un passage obligé, je (ré)capitule devant l’expression MAIS Je vis mes choses en interne, sans propre parlé, sans avis décent. J’écris pour les autres, je vis pour moi.

La véritable chance d’organiser ce que j’aime s’est présentée, donc je trime, je cherche, je doute, je comprends et pour ces questions existentielles secondaires, je suis payée. Je ne rêve plus que de ces choses à portée d’œil.

Aussi, j’attends que les gens viennent me chercher, qu’ils m’introduisent dans leurs tubes (digestifs?), qu’ils viennent dans ce que je suis pour éviter les menteries.
Hier, j’ai même fait la groupie fanatique primaire devant mon (ultime) héros sacré vivant, Monsieur Werner Herzog. la griffe du maître HerzogSon autographe sur un ticket bleu m’a rendue vivante pour quelques heures, ce billet est un billet aller simple pour des choses simples.
Je veux mieux regarder, mieux m’imprégner, mieux aimer ce qui me rend aimable, aussi.

Je suis donc là, derrière chacun d’entre nous, observatrice aguerrie, petite scolopendre devient grande.
Je comprends ma trentaine entamée comme une sinécure valable.

Je pense à ceux qui pensent à moi, sans leur dire (forcément), dégagée des responsabilités d’apparat. Ce blog existe pour moi, avant tout, mais j’aime que vous y puisiez ce qui tente votre regard.

Je repars sans cesse d’une case plus renforcée, plantée dans un sol de terre arable.

Merci à ceux qui font bander le compteur, pour peu qu’ils réalisent que cela entretient un futur cadavre chanceux, alors je sourirais.