APPEL A RASSEMBLEMENT DUNKERQUE: en soutien aux proches des victimes du 01.04 + du « small boat » au « mega boat», pourquoi le pire est à craindre en Manche et mer du Nord

La distance entre Dunkerque et la frontière belge (au niveau de Bray-Dunes) est d’environ 14 kilomètres par la route.

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APPEL A RASSEMBLEMENT : en soutien aux proches des victimes du 01.04

RDV ce LUNDI 31 AOÛT à 13h30 devant le Tribunal de Dunkerque

Bonjour, 

Depuis plusieurs mois, le groupe décès est témoin des problèmes divers liés à l’identification des personnes décédées à la frontière franco britannique.  Le 1er avril 2026, Nagmeldin (un homme soudanais) et Jasmeet (un homme afghan) sont décédés en tentant la traversée à Gravelines.  Toutes les démarches permettant l’ identification et donc l’ inhumation des deux hommes ont été faites. Malgré cela, les familles restent dans l’ attente de récupérer les corps de leur proche. 

Le 31.08 un rassemblement aura lieu devant le parquet de Dunkerque à 13h30 afin de dénoncer ces délais inacceptables.  On vous invite à nous rejoindre et à soutenir les proches dans cette attente insupportable.

Les membres du groupe décès – Jungles

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https://www.lavoixdunord.fr/1728254/article/2026-08-11/c-est-hors-dimension-c-est-affolant-du-small-boat-au-mega-boat-pourquoi-le-pire

La Voix du Nord (site web) – Hauts-de-France, mardi 11 août 2026 853 mots

« C’est hors dimension, c’est affolant ! » : du « small boat » au « mega boat», pourquoi le pire est à craindre en Manche et mer du Nord

Aicha Noui

Les « small boats » sont devenus des « megaboats ». La dimension de ces embarcations de fortune, affrétées par les réseaux de passeurs pour rejoindre le Royaume-Uni – jusqu’à 15 mètres – est devenue hors de contrôle. Ce qui sèmerait la panique chez les autorités françaises et britanniques, et chez les secours.

De « small boats » à « mega boats ». Depuis 2019, et l’avènement de ces embarcations de fortune qui traversent le détroit du Pas-de-Calais pour rejoindre le Royaume-Uni dans des conditions extrêmes, les bateaux pneumatiques grossissent, jusqu’à 15 mètres, et transportent de plus en plus d’exilés, visiblement désespérés pour tenter un tel voyage. «  Ces embarcations sont devenues aussi longues qu’un bus mais un bus, lui, transporte 50 personnes pas 200, tonne Gérard Barron, président de la station locale de la SNSM Boulogne. C’est hors dimension, c’est affolant ! Ces bateaux deviennent de plus en plus grands et transportent de plus en plus de monde.  »

Consultez l’actualité en vidéo En cinq ans, le nombre d’exilés à bord est passé en moyenne «  de 26 en 2021 à 67 depuis début 2026, selon la préfecture maritime (PREMAR) Manche mer du Nord. Quinze embarcations, embarquant plus de 100 personnes, et une embarquant plus de 200 personnes, ont tenté la traversée en 2026. » Des cas qui selon la préfecture de Région, « du point de vue statistique, restent pour le moment isolés», estime-t-on. «  La responsabilité de cette mise en danger incombe entièrement aux passeurs, qui embarquent des personnes sur des moyens impropres à la navigation. »

« Tout s’est embrasé »

Dans la nuit du 4 août, les sauveteurs en mer boulonnais sont intervenus sur ce type d’embarcation gigantesque. «  Il y avait 173 personnes à bord, on a été appelés pour évacuer ceux qui avaient sauté à l’eau. Quand nous avons quitté la zone, l’embarcation qui venait de Normandie a pris feu, elle avait déjà fait beaucoup de route, raconte Gérard Barron. Le moteur n’a pas tenu et tout s’est embrasé. » Ce qui fait craindre le pire. Ces bateaux sont de plus en plus grands, surchargés et partent de plus en plus loin dans un contexte où la pression des forces de l’ordre sur les plages s’accentue : «  Le nombre de traversées est en baisse cette année et le mois de juillet a enregistré son niveau le plus faible depuis 2020 », nous confirment les autorités britanniques.

Ces filières cherchent à s’adapter aux dispositifs mis en place par les forces de sécurité intérieure mais sont mues avant tout par l’appât du gain. En concentrant davantage de personnes sur une même embarcation, elles visent à maximiser leur chiffre d’affaires par départ. 

« Ces filières cherchent à s’adapter aux dispositifs mis en place par les forces de sécurité intérieure mais sont mues avant tout par l’appât du gain, analyse la préfecture de Région. En concentrant davantage de personnes sur une même embarcation, elles visent à maximiser leur chiffre d’affaires par départ. »

Sur le littoral, on n’ose imaginer les conséquences d’un naufrage de ces « méga boats » au beau milieu de la Manche. «  On redoute le pire car personne n’est équipé pour sortir de l’eau 200 personnes en même temps, ça mettrait au moins une demi-heure, il y aurait des morts, souffle Bernard Barron. Nous, on peut embarquer 50 personnes en cinq minutes. »

« La panique »

La PREMAR indique « adapter en permanence son dispositif de secours  », composé de quatre sémaphores ; six navires armés par les affaires maritimes, douanes, Marine nationale ; des hélicoptères ; des drones ; les moyens de la SNSM et les services de secours à terre. Mais avec des départs simultanés sur les 200 kilomètres de côte et depuis la Normandie ou la Belgique, l’inquiétude reste vive. Selon nos informations, «  ces embarcations sèmeraient la panique au sein des administrations françaises et britanniques».

Dimanche vers 17 h 30, la SNSM Berck a été appelée pour intervenir sur un taxi boat  entre Berck et Merlimont, où une centaine de personnes a rejoint le canot dans des conditions chaotiques. À son arrivée au Royaume-Uni lundi, les autorités britanniques ont découvert à son bord 23 enfants parmi les 230 passagers. « On réfléchit en interne aux moyens qu’on peut demander à l’État et à la SNSM pour se préparer à une catastrophe, précise Gérard Barron. Mais pour l’instant, on n’a pas de solutions.  »

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