La BiBliOlivier a de la chance qu’on lui donne à manger – Dernières arrivées

Lors des passages et traversées à la BiBliOlivier, certaines personnes donnent une entrée, un plat, un dessert.

Alexandra – venue co-écrire une création radiophonique avec Claire Gatineau suite aux Fabriques d’Agirs de la frontière franco-italienne, auxquelles je suis allée causer des ripostes d’Exil.s & Création.s portée par la Voix des Sans papiers de Bruxelles + allié·es – a apporté Réflexités africaines et un cahier d’école sans projection Mercator.


Cléo – venue évoquer les pratiques éthiques de Croque-Madame, son entreprise de pompes funèbres, a déposé ce guide pratique lors de la Causerie Mortelle du 4 octobre, en compagnie de B., R., K., ML., S. et aussi, F. du Collectif des mort·es de la rue, en amont des journées Compostez-Moi! à Louvain-la-Neuve:


Frédérique, co-porteuse du projet de formation du réseau Kalame, a sillonné de très nombreux rus, depuis Passa Porta jusqu’au CESEP, et nous nous connaissons depuis des années d’écriture et de réunions. Lors de la semaine d’initiation de la formation cet été, elle a offert un ouvrage de Mariana Enriquez et le Monde magique qui rejoindront bientôt le catalogue et l’égrégore de la BiBliOlivier.


Nordine, lors de la rencontre 🔥 DROGUES : CRIMINALISER OU ACCOMPAGNER ? de lundi dernier, m’a offert la nouvelle anthologie Silences en ruines, voix sous les cendres:

« A l’occasion du centenaire de Frantz Fanon, la collection Silence (barré) ouvre un nouveau terrain d’exploration avec ce nouvel ouvrage collectif où des voix se lèvent sous les cendres, celles d’auteur∙ices, d’artistes, de chercheur∙es, de militant∙es qui refusent le mutisme imposé. Elles murmurent, crient, inventent ; elles habitent les ruines du silence pour y faire naître des récits incarnés, situés, indociles. Il explore les blessures coloniales, la censure, la dépossession, mais aussi la puissance réparatrice des voix retrouvées. »

La rencontre: « On entend beaucoup parler des problèmes de drogue et d’insécurité à Bruxelles en ce moment. On est souvent divisés sur les solutions à apporter entre « tout réprimer » ou « miser sur la prévention ». Le lundi 5 octobre à 19h, une projection-débat autour du film « Double Peine » interrogera l’efficacité réelle du modèle répressif actuel. Des intervenant·es du milieu seront présent·es pour apporter des retours du terrain. Que l’on soit convaincu·e ou totalement sceptique vis-à-vis de la réduction des risques, le sujet mérite d’être questionné avec des chiffres et du vécu. Il nous semblait important d’ouvrir un espace de discussion dans le contexte actuel (fusillades à Anderlecht et Saint-Gilles, sous-financement du secteur de la prévention et de la réduction des risques, saturation des structures d’accueil,…) et ça nous intéresserait d’avoir votre regard là-dessus pendant la discussion. Au local de Bruxelles Panthères à Anderlecht (438 chaussée de Mons, entrée libre). Lien de l’événement : https://fb.me/e/4RuRs4cuj 🎬 PROJECTION & DISCUSSION — DROGUES, CRIMINALISATION ET RÉDUCTION DES RISQUES https://fb.me/e/4RuRs4cuj – « Double Peine — Criminalisation toxique des drogues » de Pierre Schonbrodt: À Bruxelles, derrière les discours sécuritaires et les politiques de criminalisation, il y a des personnes qui consomment, des travailleurs sociaux, des infirmiers, des éducateurs, des intervenants de rue et des structures qui tentent chaque jour de réduire les risques et de maintenir du lien. L’ASBL Transit est au cœur de cette réalité : accueil psycho-social, hébergement, soins infirmiers, travail de rue et salle de consommation à moindre risque. Le documentaire de Pierre Schonbrodt donne la parole aux personnes directement concernées ainsi qu’aux professionnels confrontés quotidiennement aux conséquences de la politique prohibitionniste. Il interroge notamment la loi belge du 24 février 1921 et un modèle qui, depuis plus d’un siècle, continue de faire de la consommation de drogues une question pénale avant d’en faire une question sociale, sanitaire et politique. Après la projection, nous ouvrirons une discussion sur la criminalisation des drogues, la réduction des risques, la place des services de bas seuil, les politiques publiques et les effets concrets de la répression sur les personnes les plus précarisées.

Avec la présence de : •⁠ ⁠Pierre Schonbrodt — réalisateur du documentaire •⁠ ⁠Kris Meurant — directeur général adjoint de l’ASBL Transit •⁠ ⁠Claire Scohier — chargée de mission et chercheuse active au sein d’Inter-Environnement Bruxelles (IEB) •⁠ ⁠Nordine Saidi — militant antiraciste, Bruxelles Panthères
Une discussion qui nous permettra également de poser une question simple mais fondamentale : Que produit réellement la criminalisation des drogues ? Quand la répression marginalise, quand elle éloigne les personnes des soins et des services, quand elle transforme des problèmes sociaux en problèmes policiers et judiciaires, il est nécessaire de questionner le modèle lui-même. »


Khalid et moi avons travaillé ensemble autour d’ateliers d’écriture proposés aux gens qui mangent aux restos du coeur, à Saint-Gilles. Avec le groupe de réflexion et plaidoyer sur l’alimentation avec le CPAS, nous sommes parvenus à modifier le menu et engager une réflexion sur le « bien manger » « même » pour les personnes précarisées. Moins de sel, moins de gras, halal et légumes frais ont été des mots souvent prononcés dans les textes. Khalid est devenu aussi un ami depuis que nos chemins se sont emmêlés avec la lutte des sans papiers. Lors de sa venue à la Causerie Mortelle du 4 octobre, Khalid a donné les 3 BD de la série Petite histoire des colonies françaises.


Une des étagères de la BiBliOlivier revendique les choix du syndicat révolutionnaire international-iste IWW, avec des membres de la Brigade Julien Lahaut d’IWW Belgium. Depuis l’abandon (trahison?) des « syndicats » belges des enjeux révolutionnaires, IWW ré-engage des formations aux travailleur·es, tant né·es en Belgique qu’en extra plat pays. La « question » congolaise pendant la colonisation belge (encore prégnante) implique aussi ces baronnies associatives – quelques ouvrages nourrissent la socio-historicité des groupes anti-coloniaux.

Lecture recommandée du texte Venger Lahaut de Julie Jarozewski aka La Baleine Noire.


Les étagères sont bien nourries, ventres féconds et têtes remplies – il reste encore de nombreux ouvrages à encoder (WelkHome si vous avez du temps) dans le catalogue.
La BiBliOlivier prépare déjà son programme du 1er semestre 2027 de journées d’échanges, d’études et de causeries.

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